« janvier 2003 | Accueil | mars 2003 »

les Arts Culinaires à la Française

Il faut observer ceci : quand on vit un temps difficile et que les événements nous offrent peu de joie, on repousse les oeuvres sombres comme l'ont fuit les noirs prophètes. L'évasion par le “SLOW FOOD” et avec “SLOW FOOD” n'est pas un vain mot, c'est une réalité.
Lorsque une belle soirée comme celle que nous a offert “SLOW FOOD Pays Basque BIZI ONA” en conviant Alexandre Lazareff, ancien directeur du Centre National des Arts Culinaires, journaliste et critique gastronomique, chez les Frères Ibarboure pour défendre et illustrer l'exception culinaire française, nous recevons en plein visage un souffle vif qui chasse les atmosphères lourdes et nous prenons cette conférence comme on prend un cordial.
Le Journal Sud-Ouest du 22 février 2003 ayant parfaitement rendu compte sous la plume de Richard Picotin du “pessimisme actif” d'Alexandre Lazareff quant'à l'avenir de la gastronomie française, nous ne reviendrons pas sur le fait que nos moeurs culinaires doivent tout au règne de Louis XIV, période au cours de laquelle la cuisine échappa définitivement à son simple rôle alimentaire pour devenir un plaisir. C'est à cette époque qu'apparurent les premiers livres de recettes, signe de l'importance désormais attachée à la gastronomie et à la cuisine, deux entités que les réunions de “SLOW FOOD” nous apprennent à redécouvrir au travers de l'approche des produits et de leurs producteurs, mais aussi à la lecture des livres de la collection “Inventaire du Patrimoine Culinaire de la France”, chez Albin Michel, initiée par Alexandre Lazareff lorsqu'il était directeur du Centre National des Arts Culinaires, Institut dont la mission était de définir et de lancer une politique du goût et du patrimoine culinaires.
Cette collection ayant fait l'objet de plusieurs ouvrages consacrés à l'ensemble des régions françaises, nous retiendrons le volume “Aquitaine, produits du Terroir et Recettes Traditionnelles”, qui recense une centaine de produits de notre région dont l'histoire et l'état de la production actuelle s'accompagnent d'une centaine de recettes souvent classiques et mais aussi oubliées et pourtant de toujours.
Une soirée “SLOW FOOD” où l'on craignait d'apprendre que la cuisine française était menacée dans son rayonnement mondial, et plus grave encore, dans sa propre identité, mais qui nous a convaincu de conserver notre identité basque, notre caractère et notre originalité. Souhaitons simplement que les goûts de nos enfants restent “européens” et que la vague des “fast food” et autres boites à bouffe repartent vers les Etats Unis.
Que peut-on espérer d'autres si ce n'est du pain (Fagoa) sur la planche, du vin (Irouléguy) dans nos verres et mille autres bonnes choses sur la table de nos chefs.

juin 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            

Papilles ...

BlogLog

Blog powered by TypePad
Membre depuis 10/2004

Bloc Trafic

  • Référencé par Blogtrafic