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Atelier du Chocolat à Bayonne

Visite le 15 Janvier animée par Serge ANDRIEU

Visite de l'Atelier du Chocolat à BAYONNE

Repères ....

L’agriculture tout autant que la cuisine sont parties intégrantes de notre ‘Culture’, avec un grand ‘C’. L’une comme l’autre, cependant, n’apparaissent jamais lorsqu’on parle ‘Culture’. La Vénus de Milo, la Joconde ou Mozart, Molière ou  La Fontaine sont plus souvent cités. Ce sont de faux repères : la Vénus de Milo, on sait qu’elle n’a pas de bras, la Joconde qu’elle a un drôle de sourire, Mozart qu’il est mort jeune, Molière et La Fontaine qu’ils nous ennuyaient terriblement à l’école.

En agriculture on a des repères : d’un côté la biodiversité et l’agriculture raisonnée , de l’autre les industriels de l’agro-alimentaire et l’agriculture déraisonnable !

En cuisine, c’est tout comme : la cuisine de nos grands mères est le plus beau de nos souvenirs d’enfance et celle de notre mère la meilleure du monde. Hélas, pour la majorité des enfants d’aujourd’hui, le ‘Fast-Food’, c’est à dire tout et surtout n’importe quoi, est leur seul repère.

Proche de l’agriculture raisonnée le mouvement Slow-Food se veut une passerelle et un carrefour entre les aspirations nouvelles - mais en réalité de toujours - des consommateurs (qualités de saveurs, traçabilité, sécurité, identité des produits alimentaires)  et des producteurs locaux qui défendent leurs territoires et les conditions socio-historiques du maintien de leur production. Rejetant avec force l’alimentation formatée que l’industrie agro-alimentaire mondiale leur propose, les consommateurs avertis recherchent les produits d’une fraîcheur exemplaire, issus d’une agriculture locale respectueuse de la terre, leur garantissant un goût authentique et non calibré à l’échelle mondiale.

Entre santé et plaisir, « Bizi Ona, le Slow Food » du Pays Basque est un mouvement transversal, désectorisé et ouvert au service de la défense d’une culture locale sélectionnant des aliments produits suivant des critères de respect de l’environnement et des traditions locales, favorisant la biodiversité et soutenant l’agriculture raisonnable.

Dans toutes ses activités : visites de producteurs, soirées à thème, conférences, publications, salons du goût, éducation au goût, « Bizi Ona » met en contact les consommateurs et les producteurs, ainsi que les professionnels du goût : journalistes, experts, cuisiniers.

Les producteurs expliquent, font goûter, valorisent leur rôle “d’artisans du goût”, et les consommateurs découvrent une agriculture de taille humaine, apprennent ce qu’est un produit dont l’origine est connue, prennent conscience que si le choix de la nourriture peut être un plaisir, le fait de ‘manger’ est aussi un ‘acte agricole’.

Méfiants vis à vis d’une agriculture suspectée de productivisme, « Bizi Ona, le Slow Food » du Pays Basque se range aux côtés des agriculteurs du Pays Basque pour la défense du produit enraciné localement, garant de la pérennité d’une véritable agriculture de paysans et le respect de la terre synonyme de culture alimentaire à échelle humaine et du maintien de la biodiversité des aliments.

Bernard Carrère.

5 minutes pour la planète...

Le 1er février mobilisation des citoyens contre le  Changement Climatique !

    Le 1er février 2007, dans toute la France :

Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !

L'Alliance pour la Planète (groupement national d'associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ?

Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts climatiques des Nations Unies.

. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l'élection présidentielle!

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous* et dans tous vos réseaux ! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95

Si vous souhaitez aller plus loin en proposant un rassemblement original à cette heure-là dans votre commune, vous pouvez l'annoncer sur votre forum
http://www.cyberacteurs.org/forum/viewforum.php?f=27

Libération (le journal) interviewe Carlo

Un petit message pour bien commencer la semaine : pour ceux qui n'ont pas acheté le quotidien *Libération * voici le lien pour accéder à la belle et longue interview de *Carlo Petrini* réalisée par la
journaliste Eliane Patriarca lors d'une rencontre récente.
http://www.liberation.fr/transversales/weekend/228290.FR.php?rss=true

Concert au Marché Equitable

Samedi 13 janvier 2007 : Le Marché équitable de 15h à 19h  Concert à 18h

Place de la République à Bayonne

Le Marché équitable de Bayonne est présent toute l'année, chaque 2ème samedi du mois, place de la République en face à la gare. De 15h à 19h,une vingtaine d'exposants proposent des produits artisanaux et alimentaires en bio, équitable ou fermier. Produits écologiques pour la maison, poulets bio et fermiers, vêtements équitables, venez découvrir ou adopter une consommation respectueuse des conditions de travail, de l'environnement et de la santé !

Pour bien commencer l'année, ce samedi 13 janvier, le groupe de musique "Sans les uns juste l'autre" se produira en concert à 18h, place de la République. Ils proposent un répertoire de chansons du petit coin au grand...

la Saint Vincent à Pau ...

« Les saveurs solidaires de la Saint Vincent »

Samedi 27 janvier 2007 entre 10h et 16h au Restaurant Pilota du Jaï Alaï de Pau

Traditionnellement en Bourgogne la fête de Saint Vincent, patron des vignerons, était l’occasion d’actes de solidarité envers les plus démunis de la société villageoise. Depuis plusieurs années Charles Hours vigneron en Jurançon, a repris cette tradition en faveur  de l’ARIMOC du Béarn, une association qu’il préside et qui s’occupe de plus d’une centaine d’infirmes moteurs d’origine cérébrale à Saint Jammes près de Morlaas. Cette année le défi est de contribuer au financement d’un espace multi-sensoriel destiné à apporter un peu de bien-être et d’éveil des sens aux handicapés du Centre Blanche Neige.

Une vingtaine de grands chefs cuisiniers ont répondu bénévolement à l’appel solidaire, pour préparer un parcours gastronomique d’exception, que vous pourrez apprécier en vous joignant à cette démarche généreuse. Imaginez une succession de buffets de dégustation regroupant un ou deux chefs, des producteurs, des vignerons. En allant de l’un à l’autre vous pourrez découvrir des produits de qualité, vous faire expliquer la recette ou la touche subtile de préparations originales, déguster des portions, tester l’association avec des vins de terroir . Tout cela bien dans l’esprit Slow Food, également partenaire de ces « ateliers du goût ».

Vous pourrez venir à l’heure qui vous convient en sachant que de 11h30 à 12h une interruption permettra de suivre une partie de pelote basque opposant des joueurs réputés. Midi sera marqué par « l’Angélus ! » avant une courte présentation de la Saint Vincent et du projet d’espace sensoriel souhaité par l’ARIMOC.  A 15 h dans la salle du Bar, Slow Food Béarn animera un débat pour présenter l’esprit Terra Madre d’un mouvement international oeuvrant en faveur d’une nourriture « Bonne, propre et juste ». Il est demandé à l’inscription une participation minimale de 30€ par personne. Comme les fournitures et les préparations sont pour la plupart généreusement offertes, votre contribution sera un don fait par chèque à l’ordre de l’ARIMOC, et déductible de vos impôts (un reçu vous sera adressé).

Réservations et Inscriptions avant le 25 janvier 2007: Adresse pour envoi des chèques :Slow Food Béarn - BP 1107 – 64011 PAU Cedex Contact: Gilbert Dalla Rosa . Tél : 0559026439/ 0688433575 mail :mailto:slowfood.biarn@wanadoo.fr Merci d’indiquer vos noms , prénoms, adresse, tél et e-mail.

Gastronomie Interdite

Note trés interessante de Fabien Léglise (Québecois) dans le Devoir

En rendant le foie gras illégal, l'Amérique se donne bonne conscience à grands coups de prohibition

Hom_nc_050107 Homards en vivier, moules, huîtres, viande de cheval, foie gras, barres de chocolat, boissons gazeuses, frites aux gras trans... Aux États-Unis, les autorités sanitaires semblent de plus en plus déterminées à mettre le nez dans la cuisine des consommateurs en rendant illégaux des aliments jugés néfastes pour la santé humaine ou le bien-être animal. Et cette nouvelle prohibition, alimentaire plutôt qu'alcoolisée, pourrait s'étendre dans les prochains mois à d'autres produits. L'Amérique a décidé de faire le ménage dans son garde-manger. Les gras trans, ces acides gras accusés de toxicité cardiaque, en ont fait les frais à New York début décembre.

Après discussions, le conseil new-yorkais de santé a en effet amendé son code pour y inclure une nouvelle interdiction: les gras trans qui font grimper le mauvais cholestérol et diminuer le bon ne seront à l'avenir plus les bienvenus sur le territoire de la ville. Qu'on se le dise.

En pratique, dès le 1er juillet prochain et pour une période de transition d'un an, les 24 000 restos de la Grosse Pomme vont devoir évacuer de leurs cuisines les huiles partiellement hydrogénées responsables de la formation des gras trans. Les aliments en friture (poisson en bâtonnets, poulet en croquettes, beignes en tout genre et consorts) sont directement visés par cette nouvelle règle sanitaire qui établit à 0,5 gramme par portion la quantité maximale de gras trans que le consommateur pourra trouver dans son repas au coin de la rue.

Cette attaque en règle, qualifiée d'historique dans le monde de la santé publique, est d'ailleurs sur le point de faire des petits. Déjà, Chicago songe à suivre les traces de gras trans de la première métropole américaine en boutant hors de ces restaurants ces graisses délétères. Un peu plus à l'ouest du pays, Bonnie Garcia, députée californienne, a proposé cette semaine que son État au complet s'inspire également de New York pour sonner le glas des gras trans dans tous les aliments servis dans les restaurants et les écoles sur l'ensemble de son territoire.

La mesure viendrait s'ajouter à une autre interdiction alimentaire que le «Governator» Arnold Schwarzenegger a décrétée par loi l'an dernier, histoire de faire de son coin de pays l'un des plus «santé» de la république fédérale, disait-il à l'époque: d'ici l'été prochain, écoles et universités de la Californie devront en effet se débarrasser des boissons gazeuses en distributeurs, mais aussi des collations riches en sucre, en graisse et en calories dites vides (ces calories qui font juste grossir plutôt que d'alimenter convenablement la machine humaine).

Selon cette législation, les étudiants verront donc dès cet été leur quotidien gastrique être rehaussé par la présence de lait, d'eau et de boissons faibles en sucre dans une machine située dans un couloir près de chez eux. Les fruits et légumes doivent également prendre la place des croustilles et des pâtisseries à la crème dans ces distributeurs, mais aussi occuper plus d'espace dans les assiettes des cafétérias, ont décidé les législateurs californiens.

Pour Guy Debailleul, professeur au département d'économie agroalimentaire et des sciences de la consommation de l'Université Laval, ces nouvelles formes de prohibition portées sur la chose alimentaire n'ont rien d'étonnant puisqu'elles s'inscrivent «dans une prise de conscience collective de la gravité du phénomène d'obésité», dit-il à l'autre bout du fil. «Pour les gras trans ou la malbouffe dans les écoles, l'approche est sans doute bonne. Mais dans d'autres cas, il peut toutefois y avoir quelques dérapages...»

La ville de Chicago en a sans doute donné un exemple, largement décrié par une poignée de restaurateurs locaux, en bannissant la vente de foie gras sur l'ensemble de son territoire l'été dernier. Motif: le gavage des canards et des oies, une obligation pour obtenir un foie suffisant gras pour régaler les papilles des gastronomes, est qualifié de «pratique agricole barbare», selon le conseil municipal qui, à 48 conseillers contre un, a prononcé l'anathème. Les infractions sont passibles d'une amende de 500 $.

Partout aux États-Unis, cet aliment fin, surtout avec un confit d'oignon, semble donner des haut-le-coeur à plusieurs gouvernements locaux qui souhaitent en faire un symbole de la lutte pour le respect de la dignité animale, à l'heure où les Américains, toujours plus obèses, sont obsédés par la qualité de leur alimentation.

En 2004, la Californie de Schwarzy (encore elle!) a décidé de rendre illégale la production de ce plaisir gourmand sur son territoire d'ici 2012. L'Oregon, l'Illinois, le Massachusetts et Hawaii pensent à lui emboîter le pas, avec parfois des projets de loi en gestation qui pourraient faire de la simple possession de foie gras un acte criminel. Au même titre qu'un vulgaire gramme de pot.

La vague prohibitionniste sort même des arcanes du pouvoir pour atteindre le secteur privé. En juin dernier, la grande chaîne américaine d'aliments bios et équitables Whole Foods Market a en effet monté d'un cran la barre du bannissement alimentaire en décidant de ne plus vendre de homards vivants dans des viviers. Et ce, après neuf mois d'étude de ses réseaux d'approvisionnement

Raisons invoquées: le transport des crustacés, tout comme leur entreposage dans des bassins parfois pendant plusieurs mois dans l'attente d'un consommateur, ne respecteraient pas la nature propre de la bête, brimée par une incarcération et un transport carcéral contre nature, ont estimé les têtes dirigeantes de Whole Foods Market.

Depuis ce temps, seuls les crustacés cuits ou congelés avec respect après la collecte ont leur billet d'entrée dans les magasins de la chaîne, qui travaille actuellement avec l'entreprise canadienne Clearwater Seafoods à améliorer le traitement des homards vivants destinés à la vente. L'idée de «condos» roulants pour les transporter individuellement du haut-fond au chaudron a été sérieusement évoquée.

Ces équipements viendraient sans doute réconforter les membres du Groupe scientifique sur la santé animale et le bien-être des animaux de l'Union européenne, qui, dans un rapport publié le 14 novembre 2005, estimaient que les crustacés décapodes, comme les homards et les crabes, étaient en mesure de ressentir la douleur, mais avaient aussi la capacité d'apprendre. Ailleurs, d'autres groupes se questionnent sur la douleur infligée aux huîtres quand on les ouvre et aux moules quand on les fait cuire. Ces réflexions pourraient d'ailleurs déboucher un jour sur d'autres interdictions alimentaires.

Un exemple à suivre?

«Toutes ces mesures sont un peu loufoques», a commenté plus tôt cette semaine Roméo Bouchard, ex-président de l'Union paysanne, un organisme qui milite pour une agriculture à visage humain et lutte contre la malbouffe. «Elles sont arbitraires et apparaissent au hasard des causes défendues par des groupes de pression. Il n'y a rien de structuré ou de logique pour le moment. Mais cela pourrait bientôt changer.»

C'est que les prises de conscience quant aux modes de production des aliments risquent de sortir bientôt du rang des animalistes radicaux et des «sectes végétariennes», dit-il, pour gagner le reste de la société. «En 50 ans, nous sommes passés d'une alimentation naturelle et traditionnelle à une alimentation industrielle, poursuit M. Bouchard, et de plus en plus, on commence à découvrir ce qu'il y a derrière et à être gêné d'acheter ce que l'on trouve dans les épiceries.»

Le Québec ne devrait d'ailleurs pas être épargné par cette quête de la bonne conscience par la mise au ban, estime-t-il. «Nous sommes tout près de ça. La consommation de viande, pour des raisons de santé humaine, de protection de l'environnement ou encore de bien-être animal, va se retrouver de plus en plus au coeur d'importants débats. C'est inévitable et même souhaitable.»

Mais pas question d'y attacher des campagnes prohibitionnistes un brin décalées touchant le foie gras, les huîtres ou les crabes, croit le professeur Guy Debailleul, qui souligne les nombreuses différences culturelles séparant le Québec des États-Unis. «Quand des courants d'idées apparaissent aux États-Unis, ils trouvent effectivement un certain écho au Canada et viennent alimenter les discussions ici, dit-il. Mais dans le cas de la prohibition contre le foie gras ou le homard, il y a une dérive qui ne nous ressemble pas.»

Et pour cause. Préoccupés par le bonheur des canards, des oies, des homards et même des chevaux -- un projet de loi est étudié actuellement pour interdire l'abattage de ces symboles américains aux fins de consommation humaine --, les Américains semblent oublier bien des choses autour d'eux.

«Il y a un déplacement inquiétant des valeurs et des priorités sociales quand le droit des animaux devient un enjeu plus important que l'équité sociale», mais aussi quand la souffrance d'une huître émeut plus que celle d'une poule pondeuse en batterie ou que les carences alimentaires des enfants scolarisés dans certaines banlieues de l'Amérique et d'ailleurs.

QQ Dates importantes

  • le 13 Janvier  Txotx à Getaria pour  présenter la nouvelles récolte de Txakoli
  • le 19 Janvier Temporada à DONOSTI  (y aller plutot avec le TOPO)
  • le 4 Février  fete des CALDEREROS aussi à DONOSTI

Excellence Environnementale

Vous êtes convié le 23 Janvier à un débat citoyen
Salle de la Tour de Bordagain à Ciboure               

à partir de 20h30 jusqu'à 23h30

L'excellence environnementale, le développement durable,

la gestion de l'énergie, les modes de vie et l'action territoriale

Le déroulement de la soirée : 

Pour mieux nous aider à préparer la soirée vous pouvez vous  inscrire ( facultatif) au préalable

en confirmant par mail à    libreexpression@orange.fr         

Plus d'infos sur  le blog à consulter :   URRUGNE CITOYEN         

1 diaporama de 20 mn sera diffusé en préambule au débat,

il a pour objectif de fournir des données récentes sur  "nos empreintes écologiques"

et nos consommations d'énergie. La parole sera ensuite à vous, la qualité du débat

dépendra de nos qualités d'écoute à tous.

Venez avec votre famille, vos amis...

Invitation au plaisir ....

1-Les absents ont toujours tort …

Notre dernière soirée de l’année 2006 s’est agréablement déroulée le lundi 11 décembre dernier dans l’auberge « Iduski Alde » du village de Villefranque jadis réputé pour ses mines de sel gemme et sa pierre à bâtir mais aussi pour les eaux de sa fontaine miraculeuse où le Prince de Condé, souffrant de coliques néphrétiques, vint en 1653 « faire cure de cette eau miraculeuse » sur les conseils du médecin Bayonnais Feuga. Quelques jours après, Condé rejeta “deux pierres rouges de la grandeur d’un pignon d’Inde.” Fort de cette réussite, Feuga publia l’année suivante un ouvrage consacré à “l’usage des eaux minérales de la Fontaine de Villefranque” où il est conseillé, entre autres farces, de soigner la peste par “un bouclier composé d’une infusion d’eau de Villefranque, de poudre à canon et de vin rouge.”

Ce n’est point pour faire cure de cette « eau miraculeuse » que nous nous sommes rendus à Villefranque le lundi 11 décembre 2006, mais plutôt pour découvrir les apéritifs Harri-Zubi de Jean-Marc Arçuby, qui nous conta avec talent et simplicité l’histoire et la fabrication de ses créations : le Basaran, le Xista, l’Intxaurra et l’Errosta.


Le Patxaran. Rappelons que, d’après la légende, le Patxaran remonterait au Moyen-Age, époque où les moines de l'Abbaye de Leire, appelés au chevet du roi de Navarre en la ville d'Olite, auraient offert au noble souverain un breuvage d'une couleur rouge sombre dont les vertus magiques avaient fait leur réputation dans la guérison des maux du système digestif !

Qui, des Bourbons, des familles d'Evreux, de Foix ou d'Albret régnant sur la Navarre au cours des siècles, apprécia le plus la dive liqueur ? La légende ne le dit pas. L'histoire retiendra simplement qu'après la prise de Pampelune par les troupes du Duc d'Albe en 1512, les souverains de Navarre importèrent en Basse Navarre, ultime province où ils trouvèrent refuge, un remède du nom de Patxaran devenu aujourd'hui la liqueur traditionnelle du Pays Basque. Chaque famille possède "sa" recette de "Patxaran", du nom basque "basarana" désignant la prune sauvage (basa sauvage, Arana la prune) dont les baies se récoltent sur les sentiers de montagne. Abandonnées quelques mois durant dans un bain d'alcool pur et d'anis agrémenté d'épices et autres ingrédients insoupçonnés comme des grains de café, des zestes de citron ou de la canelle aux vertus médicinales, voire magiques !


Les créations de Jean-Marie Arçuby.

Le Basaran. Synonyme de Patxaran, le Basaran titre 24 % de volume. Il est le fruit de la longue une macération (10 mois) de prunelles sauvages cueillies au Pays Basque dans un alcool agrémenté d’anis vert et de badiane assaisonné à selon une formule tenue secrète par son créateur. Bien frais, le Basaran peut se boire indifféremment à l’apéritif ou en digestif.

Le Xista, ou vin d’épine noire, 17% de volume. Fin avril, après la floraison du prunellier, Jean-Marie Arcuby en coupe les nouvelles pousses (= épine noire), les rassemble en fagots pour une macération de quelques mois dans du vin, de l’alcool et du sucre. Se développe alors un goût délicieux semblable à l’amande et dont l’odeur nous rappelle la colle blanche de notre enfance. En blanc ou en rouge, le Xista se boit à l’apéritif. Le blanc est recommandé en accompagnement d’un foie gras.

L’Intxaurra, ou vin de noix, 17 % de volume. Cueillies fin juin - à la Saint-Jean - lorsqu’elles sont encore vertes, les noix sont coupées, écrasées avant d’être mises à macérer dans des fûts où vin rosé, alcool, sucre et autres ingrédients tenus secrets leur tiendront compagnie six mois durant avant que le tout soit filtré pour donner un apéritif à boire frais.

L’Errosta. Apéritif de gentiane titrant 16 % de Volume, Errosta convient parfaitement aux amateurs d’amertume…


Après l’excellente présentation et la dégustation - avec modération - des diverses créations de Jean-Marie Arçuby dans la séduisante auberge de la famille Vivier qui sut mettre les petits plats dans les grands, la quarantaine de participants à cette soirée se sont régalés de la cuisine franche et nette de Jean-Louis, parfaite illustration de ce que doit être une bonne maison de famille respectueuse du répertoire traditionnel du sud-ouest. Ils ont pu également découvrir les parfaites confitures préparées par son épouse : Poires et Myrtilles, Abricot aux amandes, Prunes aux noix, Framboises du jardin, Pêches de vigne, Pêche et ananas, Nectarine et fraises … dont je puis dire à ceux qui ne les ont pas goûtées qu’ils ont eu tort de bouder cette chaleureuse soirée.


Bonne Année 2007 !


2-Comment mieux commencer l’année qu’en parlant chocolat ?

Si la légende rapporte que le dieu aztèque Quetzalcoalt vola le cacaoyer aux fils du soleil pour le donner aux hommes, l’histoire veut que ce soit lors de son quatrième voyage « aux Indes » que Christophe Colomb se vit offrir par le chef de l’île de Guanaja où il débarque en 1502, une boisson amère du nom de cacao. Sans y attacher une quelconque importance, notre découvreur d’Amériques et ses conquistadores continuèrent leur périples en n’emportant que quelques fèves en souvenir.

Le 21 avril 1519, un autre conquistador parmi les plus célèbres, Hernando Cortès, débarque sur la côte mexicaine avec ses onze bateaux et tout leur équipage. L’empereur Moctezuma reconnaît alors en Cortès un « dieu » et lui offre en signe de bienvenue une boisson épicée du nom de « Tchocolat » ! En toute modestie, Cortès accepte tout autant cet hommage que ce breuvage qui lui ouvrent les portes d’un pays riche d’or et de promesses qu’il n’hésitera pas à piller de façon outrancière en volant et massacrant ses habitants, « peuple barbare, sauvage et méprisable », en exécutant son Empereur Moctezuma en 1520 et en détruisant irrémédiablement son palais l’année suivante. C’est alors que Cortés y trouvera un fabuleux trésor : vingt mille tonnes de cacao qu’il exportera très vite vers l’Espagne.

A son retour du Mexique, Cortès offre sa découverte à l’Empereur Charles Quint qui introduit à la Cour ce « Tchocolat », dont le nom viendrait des mots mexicains : choco, bruit, et atle, eau, parce qu’il fallait le battre dans l’eau pour le faire mousser. Quelques années suffirent pour que la préparation originelle simplement épicée soit légèrement sucrée et aromatisée et devienne très vite une boisson populaire en Espagne après que la Cour lui ait donnée sa renommée.

Les Espagnols conserveront longtemps le monopole du commerce du cacao. En France, et plus particulièrement à Bayonne, ce sont les juifs chassés du Portugal et d’Espagne par l’Inquisition, mais accueillis par les Basques, qui firent découvrir à la France cette boisson que l’Infante d’Espagne Anne d’Autriche adorait. Installés dans les “ports déclarés ouverts” comme celui de Bayonne, ils y apportèrent leur savoir faire et firent de la ville aux deux rivières la première fabrique de chocolat du royaume.

A cette époque, les chocolatiers du Pays Basque se rendaient à domicile avec leur outillage pour fabriquer le chocolat chez les particuliers. Désormais, c’est l’inverse qui se produit.

Après avoir été magnifiquement reçu par Serge Couzigou, nous allons chez Serge Andrieu qui nous ouvre les portes de sa chocolaterie pour nous faire découvrir en toute transparence les secrets de la fabrication de ses « Bouquets de chocolats » ® composés devant vous des « grands classiques » : lactée aux noisettes grillées, lait nougatine, amer amandes grillées, ivoire aux pistaches et noix - des « grandes origines » : Venezuela, Équateur, Madagascar, Americao, Super Amer - de « spécialités » : orange et orangettes confites, extra noir à la cannelle, trois couleurs aux éclats de noisettes et amandes caramélisées, et enfin, veiné du rouge basque, un très original chocolat au piment d’Espelette.

Guidés par les effluves de chocolat, nous nous régalerons peut-être d’un « heureux chocolat qui, après avoir couru le monde à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche » (Brillat Savarin) avant de faire quelques pas en direction de l’adresse gourmande qui nous recevra pour dîner :


3

François MIURA 24, rue Marengo à Bayonne

C’est dans le décor sobrement classique de l’élégante adresse de François Miura - vieilles pierres vestiges de l’ancien couvent des Cordeliers, murs clairs, tables espacées - que notre première soirée de l’année 2007 se déroulera. Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas encore le travail de François Miura, je ne crains pas d’affirmer que sa cuisine allie d’intelligente manière la tradition du terroir aux goûts contemporains. Par touches inventives et à partir d’excellents produits, cet artiste transfigure le classique en le rendant audacieusement d’aujourd’hui. En artiste talentueux, il confectionne avec passion des plats bien à lui issus du répertoire le plus classiques du Grand Sud Ouest. Succession de bonnes idées, feu d’artifice de saveurs et de simples plaisirs, les préparations de sa carte tout autant que les gourmandises du jour proposées ou celles qu’ils nous offrira ce soir sont aussi goûteuses qu’équilibrées et originales.

Pour vous inscrire à cette  soirée  de  lundi 15 Janvier  envoyez vite un mail attention exceptionellement nombre de places limité à 40 personnes   seuls  les  premiers inscrits seront retenus

Bernard CARRERE


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