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Aujourdhui
en France seules 3 ou 4 variétés couvrent 60% de lassolement annuel en blé, et
80% des légumes cultivés il y a cinquante ans ont
disparu.
La
biodiversité, ce sont les baleines, les zèbres dafrique, les orchidées
damazonie ou lours des pyrénées
et aussi les tomates du jardin qui nont
pas toutes la même forme, les fruits et légumes oubliés, les blés de tous poils
et les maïs de toutes les couleurs : grand roux
basque, abelardo catalan, narguilé irakien ou palha
roxa brésilien...
Choisir sa semence dans ses champs et la ressemer, autant de savoir faire transmis par les paysans au cours des âges qui ont permis à toutes les populations de sassurer une nourriture particulière à chaque région, adaptée à chaque territoire. Ces gestes étaient des évidences mais ont été le plus souvent abandonnés, oubliés.
Aussi le 27 Octobre prochain, les paysans bio d'Aquitaine vous invitent à les redécouvrir, à comprendre l'importance du rôle des agriculteurs quant au maintien de la biodiversité, au cours d'une journée festive de cueillette de maïs ouverte à tous.
Après une première fête des cueilleurs volontaires réussie en 2006, nous souhaitons semer et cultiver les riches graines de cette biodiversité, dans les champs, les coeurs et les esprits du plus grand nombre.
Pour info !! Félicitations ...
Vous savez peut-être que la semaine dernière, Skype n'était pas
disponible pendant un jour ou deux. Il y avait de nombreuses raisons à
cela, et nous sommes ravis d'annoncer que le problème est bel et bien
résolu et que tout est rentré dans l'ordre. Nous sommes réellement
désolés pour tous ceux qui ont essayé d'utiliser Skype pendant cette
période et n'y sont pas parvenus. D'autres n'ont pas essayé d'utiliser
Skype, et par chance n'ont pas été affectés ; mais nous voulons tous
vous rassurer sur le fait que Skype fonctionne de nouveau normalement
et que le problème est réglé.
Nous savons que nous avons nombre d'utilisateurs fidèles à travers le
monde, qui nous envoient leurs commentaires (bons ou mauvais) sur le
fonctionnement de notre entreprise. C'est la communauté Skype qui fait
de nous ce que nous sommes. Sans vous, nos utilisateurs, nous
n'existerions tout simplement pas. Au cours des quatre dernières
années, nous avons aidé des personnes à rester en contact avec leurs
amis et leurs proches sans incident technique majeur et nous voulons
continuer dans cette voie.
Lorsque l'inattendu se produit, il est important de se souvenir de
tous ceux qui nous ont soutenu et dont la loyauté nous a beaucoup
touchés. Nous voulons tous vous remercier de votre soutien, de votre
patience, et de faire partie de la communauté Skype. Et nous
remercions particulièrement ceux qui souhaitaient utiliser Skype la
semaine dernière et n'ont pas pu le faire.
Pour démontrer notre gratitude à tous nos fidèles utilisateurs de
Skype Pro, Skype Unlimited, SkypeIn ou de la messagerie Skype, nous
ajoutons gratuitement sept jours à votre abonnement actuel. Et même si
Skype ne vous a pas manqué la semaine dernière, vous pouvez également
bénéficier d'une semaine gratuite sur Skype, aux frais de la maison !
Alors faites-vous plaisir, appelez ceux que vous aimez, amis, famille,
collègues et merci encore.
À bientôt,
toute l'équipe Skype
Cela se passe comme pour un jeu de dominos
: si on fait tomber la première pièce, elle entraîne toutes les
autres.
Les gouvernements des pays industrialisés, Etats-Unis en tête, ne
veulent plus être dépendants du pétrole en provenance d’autres pays.
C’est pourquoi ils ont décidé d’encourager fortement la production
de biocarburants, le plus souvent à travers de vastes programmes
de subventions et à travers des accords internationaux. Par exemple,
les agriculteurs qui cultivent déjà du maïs cherchent à augmenter
leur rendement-hectare par tous les moyens, y compris le recours
aux OGM (qui sera facilité par le fait qu’il ne s’agit pas de cultures
alimentaires), aux pesticides et aux fertilisants chimiques. Ceux
qui, en revanche, n’avaient jamais cultivé de maïs s’y mettront
à leur tour, attirés par ces conditions de cultures, et parfois
au détriment d’autres cultures destinées à l’alimentation.
Le prix du maïs a déjà connu de ce fait une hausse notable, et il
pourrait prochainement atteindre des niveaux record, dans la perspective
d’un marché global. Par ricochet, le prix d’autres céréales telles
que le blé et le riz augmentera également. La Chine, dont les réserves
sont en train de s’épuiser, a déjà commencé à importer ces aliments,
ce qui a totalement bouleversé les équilibres mondiaux et entraîné
de lourdes conséquences au niveau local.
Mais si un jour l’on trouve une autre source d’énergie, des pays
entiers (en particulier les pays en voie de développement, pour
qui cette culture représente un moyen de rembourser leurs dettes)
ne pourront ni vendre leur production destinée au biocarburant,
ni satisfaire à leurs besoins alimentaires faute d’avoir su conserver
leurs cultures vivrières.
Un jour, peut-être, les ressources du terrain auront été épuisées
par ce nouveau type de monoculture intensive.
Un jour peut-être...
En attendant, le mouvement de disparition de la biodiversité végétale
s’accélère : de jour en jour, le monde se nourrit avec de moins
en moins de variétés végétales et cette tendance est renforcée par
l’utilisation des OGM qui nous font miroiter les bienfaits de soi-disant
“super céréales” aux fabuleuses propriétés. Ces OGM nous seront
présentés comme la réponse naturelle pour nourrir le monde lorsque
les cultures «alimentaires» ne suffiront plus.
Nous sommes ainsi en train de perdre le patrimoine qui est naturellement
adapté à nos terres et dont la diversité nous sauverait également
en cas de plaie ou de catastrophe naturelle.
En attendant, en même temps que la capacité des peuples à se nourrir,
nous perdons la mémoire de ce qui nous a alimenté pendant des siècles.
C’est cette mémoire qu’il nous faut absolument retrouver et préserver.
La variété d’igname qui pousse ou poussait si bien au nord du Mali
et dont le goût est si différent de celui des autres régions, dans
quels plats l’utilisait on déjà?
Grand-mère, s’il te plaît, raconte...
Carlo Petrini
Nous voulons faire un essai et avoir votre avis, (merci de réagir dans les commentaires ou par mail )
notre ami Jean-Marie OCAFRAIN eleveur à BANCA de Porc Basque (et d'autres betes ...)nous fait part de ses possibilités
Pour l’organisation, si jamais, il y en a qui sont intéressés par les produits : comment fait-on pour prendre les commandes (soit à toi, soit à moi par email), ainsi que pour les livraisons (y a t’il un point de rencontre commun où sinon je livre chez les particuliers.)
Pour information, voici la viande fraîche que j’aurais pendant les prochaines semaines :
Ø Agneau : semaine prochaine. Prise de commande au plus tard le 26 août.
Ø Veau : semaine 36 (le mercredi 5 septembre). Prise de commande au plus tard le 1er septembre.
Ø Porc basque : le week-end du 15 septembre. Prise de commande au plus tard le 11 septembre.
nous étions une quinzaine lundi soir pour continuer à organiser cette manifestation
chacun aura son role, nous cherchons encore quelques volontaires contact@biziona.com
Par Pierre Rouchaléou (Journaliste) à Rue 89
La colère
gronde à Kreuzberg –un des quartiers les plus rebelles de Berlin– depuis
l'annonce de l'ouverture cet automne d'un restaurant McDonald's en plein centre
de cette enclave de l'antimondialisation où se concentrent les ayatollahs de la
nourriture bio.
Berlin compte actuellement une quarantaine de restaurants McDonald's
disséminés sur le vaste territoire de la ville mais c'est aussi la capitale
allemande de la nourriture biologique. On y trouve des dizaines de supermarchés
et de boucheries labellisés bio. C'est pourquoi la décision de la chaîne de
fast-food de s'installer à Kreuzberg a suscité une réaction de colère chez ses
habitants, qui ont considéré que leur sanctuaire était profané. De plus, dans
ce quartier qui s'est fortement mobilisé contre l'invasion de l'Irak, beaucoup
des résidents ont perçu McDonald's comme le symbole envahissant du
turbo-capitalisme, qui sous-paye et exploite ses employés et vend à sa
clientèle une nourriture malsaine et dangereuse pour la santé car génétiquement
modifiée.
Le local prévu pour recevoir ce McDo de la discorde est donc en cours
d'aménagement au cœur du Berlin peuplé de squatters, de punks, de nerds (fous
d'internet), d'écologistes et de contestataires de tous bords. Aussi, depuis le
début de l'été où des manifestants du groupe McWiderstand (c'est-à-dire
McRésistance) l'avaient pris pour cible et couverts de graffitis, le chantier
est protégé en permanence par une escouade d'agents de sécurité ronchons et
faussement décontractés. Mais, la semaine dernière, lors d'une attaque éclair
qui a pris de vitesse les cerbères et les forces de police tardivement appelées
à la rescousse, le groupe –dont les militants étaient grimés en clown Ronald
McDonald– a pu récidiver et manifester bruyamment devant l'immeuble.
Philipp Raschdorff, le porte-parole du groupe, a une nouvelle fois dénoncé "les
effets nocifs sur les enfants du quartier des mets délicats concoctés par
McDonald's" en agitant la crainte que ceux-ci "ne deviennent obèses
s'ils fréquentent l'endroit". Il a reçu le soutien du député Verts
Hans-Christian Ströbele, qui a lui aussi demandé à McDonald de renoncer à son
projet. "Kreuzberg est un quartier altenatif où il n'y a ni Burger King,
ni Ikea. Ses habitants ne veulent pas que McDonald's s'installe ici",
a-t-il insisté en évoquant sa crainte que la puissance publicitaire de McDonald's
ne finisse par modifier le comportement alimentaire des jeunes du quartier.
McDonald's emploie 52000 personnes dans les 1276 restaurants qu'il exploite
en Allemagne. Alexander Schramm, le porte-parole de McDonald's Allemagne, a
rejeté les objections du groupe McWiderstand. "Ce nouveau site va
simplement s'ajouter au choix de restauration déjà très diversifié et ouvert
qu'offre Kreuzberg", a-t-il précisé, sans être troublé par cette levée de
boucliers dans cette partie de la ville qui compte autant de militants
altermondialistes au mètre carré qu'il y a d'arbres dans les parcs et les
avenues de Berlin. Mais quelle mouche a donc piqué McDo pour l'inciter à aller
ouvrir un fast-food au cœur du Berlin anticapitaliste et bohème dont les
habitants ont la malbouffe en horreur?
Editorial par Carlo Petrini * (revue Slow Food International n°57)
De grandes choses se préparent pour slow food ….il m'arrive de m'arreter pour réfléchir à
ce que nous avons accompli et à ce que nous sommes devenu pendant les 20
dernières années
Depuis que nous avons embarqué dans cette grande
aventure, notre philosophie a évolué. Nous sommes passés du droit au plaisir,
notamment à travers la défense de la biodiversité, à la poursuite d'une
nourriture «bonne, propre et juste». Ces deux éléments, et d'autres aussi, font
désormais un tout cohérent. Leur dénominateur commun? La joie d'être, de rêver
et de réfléchir ensemble. Une chanson de l'auteur interprète Claudio Lolli m'a
fait récemment penser à ce que Slow Food représente aujourd'hui et comment le
mouvement devrait se développer dans les années à venir. Les vers que nous
avions adopté comme une devise dans le numéro 56 de Slow, «Nous rendons la
terre riche / Nous qui souffrons/ Maladie du sommeil et malaria/ Nous qui
récoltons le coton, le riz, le blé/ nous qui plantons le maïs/ D'un bout à
l'autre du plateau/ Nous pénétrons les forêts/ Nous cultivons les savanes/ Nos
bras chaque jour cherchent plus loin» résonne comme l'hymne de notre mouvement.
Unis mais hétérogènes, soucieux de faire quelque chose pour notre planète et, à
travers les fruits qu'elle nous donne (c'est à dire notre alimentation), de
contribuer au plaisir et au bien-être du plus grand nombre possible de ses
habitants. Dans ce texte, les mots«C'est nous qui embellissons la lune/ Avec
nos vies/ Vêtues de loques et de perles de verre» sont à l'image de notre
idéalisme. La lune évoque la quintessence de Slow Food, une distillation des
principes qui n'ont pas changé en 20 ans d'activité. La lune dit notre
utopisme, notre penchant pour la réflexion, la réflexion positive. La lune dit
notre courage de rêver, d'inventer et de trouver des liens entre des choses qui
paraissaient jusqu'alors isolées. La lune dit notre culture ouverte au monde
des paysans sans terre, des petits agriculteurs, des chefs de cuisine et des
universitaires.
Révolution
Champs, cuisines, universités, pays, villages, villes ‑une
culture complexe et innovante ouverte à tout et à tous comme source de
croissance, de création et de plaisir. En associant plaisir et engagement, nous
avons déclenché une révolution culturelle mineure qui a fait des émules dans le
monde entier, s'adaptant partout aux réalités locales et impliquant tous types
de personnes. Ne sous-estimons pas les effets de la pensée collective: les
résultats obtenus à ce jour ne peuvent que nous donner plus de foi dans le
travail que nous avons entrepris. C'est une leçon que nous tirons de la
gastronomie, cette science interdisciplinaire sur laquelle s'est bâtie notre
nouvelle approche, la graine qui a fait germer et croître notre mouvement.
Maintenant que je regarde en arrière, je me rends compte que le chemin que nous
avons parcouru nous rend unique, mais aussi que ce chemin ne peut être tout à
fait compris qu'à travers un long bilan. En nous cantonnant aux taches
quotidiennes, nous aussi, nous risquons de perdre de vue l'amplitude et
l'importance de toutes les choses que nous avons réussi à faire bouger. C'est
encore plus vrai des observateurs extérieurs, dont certains pensent que, parce
qu'ils nous ont connus il y a vingt ans, ils savent qui nous sommes
aujourd'hui. Ceux que nous n'avons pas informé régulièrement des évolutions
constantes qui caractérisent le mouvement peuvent avoir de nous une image
floue, peut-être même déformée. À nous aussi, il est difficile de fournir une
description fidèle de nous-mêmes. Comme pour les êtres humains: ils sont
difficiles à résumer de l'extérieur, mais il n'est pas plus facile de se
résumer soi-même. Dans le passé, il m'est arrivé de décrire Slow Food comme un
organisme vivant. Un organisme doué d'une multiplicité d'âmes, de compétences,
de modes de vie. Je voulais décrire à quel point notre réseau de réseaux (des
associations nationales et internationales, les communautés de Terra Madre, les
Presidia, etc.) est une entité qui ne se repose jamais sur les lauriers, qui ne
cesse jamais de changer et de grandir. Au fil des jours, nous prenons le temps
de nous regarder dans un miroir pour évaluer notre progression. Pour nous
réinventer, éliminer nos éventuels défauts, pour nous étendre ou réduire la
voilure, selon ce qu'exige comme une organisation classique, mais comme
n'importe quel organisme vivant, en interaction constante avec son milieu. Et
comme tout organisme vivant, nous devenons de plus en plus complexes dans une
société de plus en plus complexe ou l'immatériel prend de plus en plus
d'importance au détriment du concret. II nous faut être pleinement conscients
de ce fait, mais sans perdre de vue que l'objet de notre attention reste l'une
des choses les plus tangibles, les plus matérielles de la terre : devons prendre conscience de notre capacité à gérer les phénomènes qui
articuleront le futur. Ce que nous sommes, le chemin que nous avons parcouru et
notre histoire ne nous disent pas autre chose
* Président de
Slow Food et auteur de plusieurs livres, dont Bon, propre et juste : Éthique de la gastronomie et
souveraineté alimentaire et de Slow Food,
manifeste pour le goût et la biodiversité : La malbouffe ne passera pas !
(éditions Yves Michel)
Ne ratez pas le N° 57 de la revue Slow Food International (dont voici la couverture & l'edito)
Un article publié au Canadian National Post il y a
environ deux mois racontait comment un certain John Brown, «né et élevé à
Calgary», s'est perdu au volant de sa Jeep Cherokee dans la banlieue de sa
propre ville. «Sans s'en rendre compte, il a pris une mauvaise direction,
s'éloignant des vagues successives de quartiers résidentiels aux maisons faites
à la chaîne et des Wal-Mart et des Home Dépôt qui les approvisionnent.» Brown a
fini par retrouver son chemin à travers cette morne étendue, mais cet incident
l'a marqué. En tant qu'«architecte devenu militant», il n'a pu s'empêcher de
penser que d'autres plans d'urbanisme devaient exister. Une alternative à ce
modèle suburbain standard tel qu'on le retrouve de Bombay à Manchester, de Rio
à Rome. C'est ainsi qu'est né le mouvement Slow Home. «Comme le fast food nous sépare de l'origine de ce que
nous mangeons et de sa préparation, nous devenons de plus en plus étrangers au
processus de fabrication de nos propres maisons», observe Brown, qui souhaite
désormais diffuser la bonne parole auprès des propriétaires du monde entier et
leur enseigner comment mieux soigner leur lieu de vie
Slow Home est le dernier d'une longue série de dérivés de
Slow Food, sans aucun doute inspiré par la philosophie contenue dans le manifeste
du mouvement: «Nous sommes devenus les esclaves de la précipitation permanente.
Nous avons tous succombé au même virus: celui de la Vie en Vitesse, qui a cassé
nos coutumes, s'est insinué dans l'intimité de nos maisons et nous pousse à
manger du fast food.»
Si, comme le prétend l'analyste politique britannique
Geoff Andrews, «Slow Food opère une critique holistique qui a pour but de
remettre en question une bonne partie de la philosophie qui sous-tend la
globalisation néolibérale: une vie en accéléré, la dégradation
environnementale, l'utilisation de produits génétiquement modifiés, l'obésité
croissante et, de plus en plus, l'inégalité à l'échelle de la planète», il
s'ensuit que le phénomène devrait avoir une portée impressionnante, voire
attirer des sympathisants venus d'autres sphères que celle de la nourriture
elle-même. II n'y a donc rien de surprenant à ce que dans son livre ln Praise ofSlow («éloge de Slow»), le
journaliste Cari Honoré parle d'un mouvement Slow étendu à l'échelle de la
planète, englobant la nourriture, les villes, la médecine, le sexe et le
travail. On trouvera confirmation de cette idée en surfant sur le web,
notamment du côté des blogs. Allez sur Google, tapez «Slow» et un mot de votre
choix et vous ne manquerez pas d'en découvrir des déclinaisons inédites. «Slow
Travel», pour le voyage, suggère ainsi: «Ralentissez, immergez vous dans la
culture locale et épargnez vous la frénésie des visites de monuments menées
tambour battant. Slow Travel: une
magnifique façon de voyager!» Mais il existe aussi un «Marketing Slow», qui «se
concentre sur les rapports humains, de personne à personne, à l'abri du stress
ambiant, plutôt que de s'adresser à ces masses indistinctes qui constituent la
cible des annonceurs télé.» II y a aussi le "Slow Sex " le meilleur
lieu pour ralentir, c'est au lit». Et même le rasage estampillé «Slow», «pour
un rasage attentif, c'est à dire un travail bien fait». Émanant de toutes
couches de la société, les Slow ceci et les Slow cela sont nombreux et se
classent du plus raisonnable au parfaitement incroyable
Certains de ces dérivés peuvent se targuer d'excellente
références, parfois au-delà du label Slow Food. La promotion des festivals de
musique traditionnelle «Slow Folk», par exemple, est une aventure dont Slow Food
et MEI («Meeting Etichette Indipendenti», la rencontre des labels indépendants)
partagent la
responsabilité. Derrière
Après avoir célébré son 10' anniversaire l'année
dernière, Slow s'apprête à fermer boutique. Le prochain numéro, le 58, sera le
dernier dans l'histoire de ce journal. Sans prétendre à l'exhaustivité, les
pages qui suivent démontreront la portée des concepts liant lenteur et
alimentation à travers le monde grâce à un tour d'horizon de quelques-uns des
phénomènes que ces idées ont pu inspirer. Tandis que Slow Food continue, de son
côté, à faire naître des réseaux interconnectés (entre les universités, le
monde de la restauration et celui de sa philosophie ne cesse de souffler des
idées neuves aux quatre coins de la planète.
tres bel article de l'express
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