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Journée Nationale Slow Food 15 sept qq photos ...

Journée Nationale Slow Food

Robin des Semences

Le Directeur de l’un des plus grands tomatiers de France nous confiait récemment qu’il ne se souciait aucunement du catalogue officiel du GNIS lorsqu’il décidait de s’orienter vers de nouvelles dynamiques de production.

Est-ce un cas isolé de non-respect flagrant de la “législation” française? Absolument pas. Depuis plusieurs années, de nombreuses centrales de supermarchés ont mis en vente sur leurs étalages des variétés de tomates ou de courges, que les consommateurs peuvent acheter d’août à novembre, qui sont strictement réservées à l’usage amateur.

Ces tomates et courges inscrites sur la liste “amateur” du catalogue officiel sont produites par des maraîchers professionnels qui ont acheté leurs semences à des semenciers professionnels. Ces semenciers professionnels ont trouvé l’astuce, pour ne point se mettre en porte à faux: ils proposent ces “variétés amateurs” dans leur catalogue sous la rubrique “variétés pour la production de plants à l’usage amateur”. Il fallait y penser.

Nous nous étonnons que ces grandes centrales de super-marchés puissent commercialiser impunément sur leurs étalages des variétés “interdites” à l’usage professionnel, alors que l’Association Kokopelli est poursuivie en justice pour distribution de variétés anciennes non inscrites sur le catalogue officiel.

Il est bien évident que Kokopelli se réjouit de ce que les grands supermarchés participent à notre dynamique de désobéissance civile et de résistance fertile. Il n’est pas dans notre propos de porter plainte devant le Service de la Répression des Fraudes. Nous souhaitons tout simplement que nos avocats puissent informer “qui de droit” que Kokopelli est poursuivi devant les tribunaux par le Ministère de l’Agriculture, par la FNPSP et la société Graines Baumaux alors qu’une pléthore de supermarchés commercialisent (pour la consommation et pas pour la décoration!!) des variétés dites “amateurs” (et parfois même non inscrites) dans le non-respect le plus total du catalogue officiel.

Nous invitons tous les amis et adhérents de Kokopelli à nous aider à lancer une vaste enquête en se transformant durant quelques semaines en Robins des Semences.

Les Robins des Semences peuvent nous aider de deux façons:

  1. En nous signalant que tel ou tel supermarché dans tel ou tel endroit vend telle ou telle variété de courge ou de tomate.

  2. En achetant une petite quantité de ces produits et en récupérant à la caisse une facture précisant le nom de la variété, afin d’envoyer cette facture au siège de l’Association Kokopelli à Alès pour notre dossier juridique.

Nous espérons que vous serez nombreux à répondre à notre appel. Vous trouverez ci-dessous les quelques et uniques variétés “professionnelles” de tomates et de courges permises par le catalogue officiel. Toute autre variété est une “intruse” du point de vue de la législation. Mais elle est bien sûr la bienvenue du point de vue de la désobéissance civile et de la protection de la biodiversité alimentaire.

Un grand merci de nous aider à “chercher l’intrus” et de participer à notre défense, en face des tribunaux.

Variétés anciennes de courges permises à la vente dans les supermarchés:

- Rouge vif d’Etampes
- Jaune gros de Paris
- Potimarron
- Turban Turc

Variétés anciennes de tomates permises à la vente dans les supermarchés:

- Saint-Pierre
- Marmande
- Roma

Toute variété de tomate rose, verte, blanche, noire, jaune, orange, zébrée est par définition une intruse dans les supermarchés.

Le philanthropisme n’étant pas une des qualités premières des grandes et moyennes surfaces, nous sommes en droit de nous interroger sur les motivations des chefs de rayon qui proposent à la vente des fruits et légumes issus des variétés anciennes. Est-ce un aveu de l’insipidité des variétés modernes, une opération marketing ou une obligation de répondre à la volonté des clients qui plébiscitent de plus en plus des variétés savoureuses.

Transmissions et Echanges des savoir-faire

Le 22 octobre 2007, à

la librairie Mollat

, Ségolène Lefèvre vous convie à une rencontre qui marquera la rentrée de nos rendez-vous au 91 de

la rue Porte-Dijeaux

.

 

Le thème sera

« Transmissions et Echanges des savoir-faire ».

 

Cette soirée se déroulera en deux parties, une rencontre-débat à

la librairie Mollat

et un dîner au « Bonheur du Palais ». De fort belles expériences intellectuelles et gustatives en perspective.

 

A

la Librairie Mollat

, à 18 heures,  quatre jeunes vignerons s’exprimeront sur la façon dont leurs parents ou grands-parents leur ont transmis le domaine.

 

Au Bonheur du Palais, 74 rue Paul Louis Lande,  à 20 heures, le dîner sera préparé par quatre chefs aux cultures différentes et sera accompagné des vins des vignerons.

A chaque table, un(e) vigneron(ne) prolongera la discussion commencée auparavant et un chef rejoindra chaque table à l’issue du repas.

 

Les vignerons

Florence Lafragette

, Château  Loudenne en Médoc

Magali Tissot, Domaine de Pech en Buzet

Cyril Laudet, Château de Laballe en Armagnac

Benoît Trocard, Domaines Trocard en Pomerol St Emilion

 

Les chefs

Isabella Losada de Armas, Eat Intuition, Amérique du sud

Jérôme Héraud, La Réserve, influence Caraïbes

Thierry Marx

, Cordeillan Bages, influence Japon

Andy  Shan, le Bonheur du Palais, Sichuan

 

Les deux parties sont indissociables, prix : 60 €.

Il n’y a que 40 places et les réservations se font dans l’ordre des inscriptions.

Les inscriptions seront prises en compte après réception du règlement à l’ordre de Au Bonheur du Palais.

 

Inscriptions auprès de

Ségolène Lefèvre

segolene-lefevre@wanadoo.fr ou 06 63 63 56 38

2 chemin Lou Palot

33610 Cestas

"le Grenelle" d'Hasparren...

Avant le « Grenelle de l’Environnement », « Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque » organise le « Grenelle d’Hasparren » le Lundi 8 Octobre 2007 ! 

Hasparren, en basque “Haïtz Barne”: au coeur du chêne, tire son nom des forêts qui couvraient le pays et au milieu desquelles la ville s’est, peu à peu édifiée. La légende rapporte que ces forêts étaient si denses que l’écureuil y vivait sans jamais toucher terre. Capitale romaine du Labourd, Hasparren peut s’enorgueillir de posséder l’une des plus intéressantes inscriptions romaines du Pays Basque. Découverte en 1660 dans les fondations du maître-autel de l’église Saint-Jean, cette inscription occupe encore les savants qui la font remonter au II°siècle après Jésus Christ tandis que d’autres l’a font remonter à l’Empereur Auguste ...

Il est à Hasparren :“une maison toute simple aux gros murs honnêtes,

 “dans le jardin de laquelle on cueille du chasselas et des noisettes.

 “Puis l’on s’en va.”

Elle a pour nom “Eyhartia”,ce qui signifie : du côté du moulin. C’est la maison de Francis Jammes. C’est d’ici qu’il pénétra la vie des villages, des hameaux, et des fermes en s’introduisant dans les foyers les plus modestes pour en restituer le charme. Il y vécut auprès du petit notaire “qui s’occupe des travaux de la terre”, des “vieux curé des tristes presbytères qui lisent près des roses, le soir, leur bréviaire” et “des paysans calmes qui semblent réfléchir et qui ont l’air au loin de se fondre dans la nuit lentement et grands.” 

Bien que notre réunion d’Hasparren ne soit pas consacrée à cet adorable poète, nous allons, le parodiant, nous « occuper des travaux de la terre, et aller sur les pas des vieux curés et des paysans qui semblent réfléchir… »

 

«  Les travaux de la terre… »

Alors que la date tant attendue du « Grenelle de l’Environnement » approche, les esprits se passionnent pour un sujet dont il est encore difficile d’apprécier les enjeux et les champs d’application. Comme souvent à l’occasion des « grands-messes » censées graver dans le marbre de nouvelles tables de la loi, rien de précis ne pointe à l’horizon ! Comme tant d’autres, « Slow Food » a sa petite idée - sa grande idée ? - sur les O.G.M. et certains membres du Bureau National auraient aimer être conviés autour de la table pour émettre leurs idées. Il est vrai que le sujet est immense et qu’il y va un peu, sans doute, de l’avenir de

la planète. Le

dossier des O.G.M. mérite l’attention de tous et c‘est pourquoi, vous l‘avez déjà compris : les O.G.M. seront au cœur de notre rencontre du lundi 8 octobre prochain, à Hasparren.

Et là, je m’interroge : - Un tel sujet passionne t’il vraiment les « Rotariens de la Bouffe » que sont - et cela ne me dérange en rien ! - bon nombre d’entre nous ? La réponse est déjà dans le nombre très restreints de participants à notre dernière rencontre organisée sur le thème de : « L’eau, de la rivière au robinet : son cycle, sa préservation, son traitement, sa distribution ». Vingt et un participants ! Pas un de plus, pas un de moins, mais vingt et un participants aussi conquis par le débat sur l’eau que par la qualité de la table de Claire et Vivien Durand auxquels notre ami

André Elustondo

a confié le restaurant de son remarquable Écomusée de

la Tradition Basque.

 

 

Les Absents ont toujours tort !

Est-ce le thème choisi, est-ce le lieu, est-ce la date qui ne convenaient pas pour que vous ayez « boudé » cette rencontre ? Le nombre de participants à notre débat sur les O.G.M. nous fournira la réponse … mais sachez d’ores et déjà que les absents ayant toujours tort, ils ont non seulement raté une excellente discussion, mais aussi, un remarquable dîner !

 

« Chez Claire & Vivien » , la belle table à l’ombre de la Meta.

Lorsque nous étions enfant, à l’époque où les “Bons Points” existaient encore, les simples initiales : “T.B.” signifiaient “Très Bien”. Rue de la République; à Saint-Jean-de-Luz, ces mêmes lettres sont depuis des années l’abréviation de “Taverne Basque”, la belle maison de Gracie Sarthou dont les “T.B” n’ont cessé de se décliner de “Très Bien” à “Toujours Bon”. “Très Bien” avec Benoît Sarthou, le fils de la maison, aujourd’hui à la tête du Moulin d’Alotz, qui attira l’attention des guides en jouant sur le registre de la modernité et de l’originalité. “Très Bon” avec Pascal Betoul qui en fit un excellent « Bistrot Basque » à l’ambiance chaleureuse”, et « Toujours Bon » avec Vivien Durand et son épouse Claire Durand - ils ont le même nom de famille - qui ont traduit les initiales « T.B.» en “Très Branché” en conjuguant les arts de la table voulus par Claire avec l’esthétique séduisante des plats de Vivien.

André Elustondo

, parfait metteur en scène de l’« Écomusée de

la Tradition Basque

», ayant appris que ces « Durand-Durand » cherchaient une nouvelle adresse pour donner libre cours à leur talent, leur a bien vite confié les clefs du joli restaurant de ce lieu de vie exceptionnel. Dominé par une Meta monumentale de plus de cent tonnes édifiée au moyen de chênes séculaires par le sculpteur navarrais Juan Gorriti, cette Meta n’a rien de commun avec la Meta originelle construite avec des matériaux de fortune. Refuge providentiel du berger lorsque survient l’orage, la Meta sert également d’abri aux brebis malades ou affaiblies qui n’échapperaient pas aux vautours sans elle.

C’est donc non loin de cet « maison sculpture » qu’après avoir parlé de l’eau nous avons découvert la cuisine de Vivien Durand, ancien second du Grand Hôtel, passé par

le Louis XV

à Monaco et autres grandes maisons. Ayant décortiqué le style des Chefs qu’il a côtoyé, leurs modes opératoires et leur façon de composer, Vivien nous a offert une cuisine stylée et agréablement parfumée marquée par une grande technique qui a fait de leur nouvelle adresse l‘une des plus courues de Saint-Jean-de-Luz, même si force nous est de constater que les membres de « Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque » ne se sont pas précipités pour aller à leur rencontre…

Si vous ajoutez à cela que la cuisine de Vivien est agréablement commentée par Claire, son épouse, qui évolue avec autant de gentillesse que d’efficacité dans ce cadre chaleureux, vous comprendrez pourquoi les absents de cette soirée ont eu tort, excessivement tort, de ne pas venir découvrir des plats comme … et puis, re- zut, vous n’aviez qu’à venir, après l’eau du robinet qui ne vous a guère passionné, je ne vois pas pourquoi je devrais vous mettre « l'eau à la bouche »…autrement qu’en vous rappelant les coordonnées de « Chez Claire & Vivien » - Écomusée de la tradition basque. RN 10.à Saint-Jean-de-Luz, tél. 05.59.51.02.89.

 

« Le Grenelle d’Hasparren » « sur les pas des paysans qui semblent réfléchir »

Vous l’avez donc noté, notre prochaine rencontre est fixée au Lundi 8 Octobre prochain, à Hasparren, au cœur de l’ensemble scolaire regroupant le Lycée Saint-Joseph et le Lycée d’Enseignement Agricole Armand David dont notre ami Christian Labatsuzan, fidèle entre les fidèles de nos réunions, assure la responsabilité globale.

De par sa vocation agricole, c’est bien évidemment dans l’antre du Lycée Armand David que nous nous réunirons à 18 heures pour aborder un sujet particulièrement « brûlant » : les O.G.M. - Organismes Génétiquement Modifiés - avant de nous retrouver quelques années en arrière sur les bancs du « réfectoire » devenu cantine pour un dîner d’exception concocté par le Chef du Lycée ! Le nombre de participants devant être expressément arrêté le mardi 2 octobre au soir, nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence dès réception de ce mail.

 

Quid des O.G.M. ?

Les participants de notre réunion du 23 Avril dernier à l’hôtel du Trinquet d’Hasparren se souviennent bien évidemment de l’excellent dîner qui nous fut servi par André et

Delphine Salaberry

mais également de l’annulation de la visite du siège de

la Coopérative Lur Berri

qui, s’apprêtant à commercialiser du maïs OGM, avait vu ses locaux occupés par bon nombre de représentants de la ruralité, écologistes et autres anti-O.G.M. sans que nous y comprenions grand chose …

Année après année, les produits de la terre médiatiquement baptisés « produits du terroir » constituent un marché en pleine expansion. Le hic est qu’il y a « terroir » et « terroir » et que le culot de commerciaux sans vergogne tend à qualifier « de terroir » tout produit qui bénéficie d’une image de terroir. Ce produit peut avoir un lien tangible ou non avec le terroir, faire référence ou non à une origine géographique, être artisanal ou industriel, être délocalisé ou localisé dans une zone géographique définie, être un produit nouveau ou un produit traditionnel, être un produit génétiquement modifié ou parfaitement naturel. Les produits de la terre couvrent donc un marché très vaste et hétérogène au sein duquel les consommateurs utilisent des repères qui leur sont propres. Si ces produits résultent des facteurs de milieu, de la nature de la matière, des techniques propres à la filière de production et du jeu social, il est dépendant du contexte de sa création et il est marqué par son appartenance à la filière dominante.

La question se pose alors : qui est qui, et qui fait quoi ?

Qui fait le fromage : le lait ou le fromager ?

Qui fait le jambon : le porc ou le producteur ?

Qui fait le miel : les abeilles ou l’apiculteur ?

Les deux, et bien d’autres choses encore.

Mais quelle qualité auront le lait de nos vaches, la viande de nos porcs, le miel de nos abeilles lorsque les produits O.G.M. auront contaminé les cultures voisines et seront absorbés par des animaux - vaches, porcs, abeilles - et se retrouveront dans la chaîne alimentaire : produits laitiers, viande, miel, pollen… puisqu’il est impossible de contrôler la dissémination des céréales transgéniques sur le milieu naturel et donc impossible de séparer les filières O.G.M. des cultures traditionnelles.

Vaste sujet, aussi passionnant que « L’eau, de la rivière au robinet », mais sans doute insuffisant pour vous convaincre de prendre la route d’Hasparren et de venir nous retrouver au Lycée Professionnel Agricole Armand David !

Que dire de plus pour vous convaincre ?

Peut-être, vous parler d’Armand David, cet illustre inconnu.

 

Armand David, le papa du Panda.

Descendant d’un enfant abandonné à la naissance auquel, selon l’usage d’alors à Bayonne, on attribua pour patronyme le prénom biblique David, Jean-Pierre Armand David vit le jour à Espelette le 7 septembre 1826. Le goût profond de son père pour la nature le poussa, très jeune, à se passionner pour les sciences naturelles, mais, contrairement à ses frères, Joseph, médecin, mais aussi maire et conseiller général d‘Espelette, et Louis, pharmacien et maire d‘Hasparren, ce n‘est pas au soin des corps mais à celui de l‘âme qu‘Armand consacra sa vie. Après ses études au Petit Séminaire de Larressore, alors l‘un des plus grands collèges de France, dont le rayonnement s’étendait au delà des frontières, Armand opta pour la congrégation des Lazaristes de la rue de Sèvres à Paris. La solide formation humaniste acquise aux cours de ses études incitèrent ces supérieurs à l‘envoyer en mission en Chine. « C‘est bien cette première éducation de vrai basque qui m‘a rendu capable d‘exécuter ces énormes voyages à pied, qui se comptent par milliers de lieues !  »

« Bourlinguant » à travers toute la Chine en se fondant dans le paysage, épousant la vie quotidienne des hommes et des femmes dont il parla très vite la langue, le père David adopta aussi leur mode vestimentaire. Remontant le Yang-Tsé-Kiang et ses affluents sur

2500 kilomètres

, de Shanghai à Bao Xing, son « port d’attache » il connut de dures « journées de rude charrette, de pénibles courses. Par temps de neige et de grand froid, il vécut de bouillie de maïs et logea dans de méchantes cabanes de bûcherons. Encoffré dans une jonque durant une vingtaine de jours » il subit aussi les « attaques des pillards et des rebelles musulmans. » Mais l’appétit de découverte de ce savant voyageur ne s’arrête pas à ces missions de foi. Éminent botaniste, le Père David trouvera un champ d’investigation à sa mesure dans cette Chine immense et mystérieuse où il effectuera des découvertes essentielles. Correspondant du Muséum d’Histoire Naturelle, il fera découvrir à l’Europe le Panda, le Cerf de David, plus d’un milliers d’oiseaux et de mammifères et des centaines de plantes dont soixante et onze portent aujourd’hui son nom : la rose du Père David, les érables du Père David, l’arbre aux mouchoirs - le « Davidia Involucrata » - ou le fameux arbre aux papillons - le « Buddeia Davidi » sans oublier l’indispensable herbier connu sous le nom de « Plantae Davidiane », publié récemment par le Muséum d’Histoire Naturelle, ouvrage essentiel, s’il en est, à la connaissance de la flore chinoise.  

Offerte par la W.W.F. dont le Panda est le symbole, une plaque commémorative a été apposée ces dernières années sur la maison natale du Père David à Espelette.

Puisse notre soirée dans un établissement portant son nom nous inciter à connaître un peu mieux cet inconnu célèbre, naturaliste, botaniste et missionnaire.

Et puis, si vous n’êtes pas encore convaincu de venir à notre « grand messe » sur les O.G.M. serez-vous séduit par un autre genre de messe …

 

De Missionnaire en Missionnaires, d’Espelette à Hasparren., « sur les pas des vieux curés … »

Pour ne pas « mourir idiot » et démontrer que « Bizi Ona », le Slow Food du Pays Basque est aussi un groupement d’amateurs d’arts autres que celui de la table… les participants de notre rencontre de ce lundi pouvant arriver plus tôt - avant 17h 30 par exemple - pourront visiter la Chapelle du Sacré Cœur d’Hasparren, inscrite sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

 

« Kapera Ttipia »,

la Petite Chapelle

des Missionnaires d’Hasparren.

Très petite et d’une rare sobriété, la première chapelle - "Kapera ttipia" - édifiée par les Missionnaires venus s’établir à Hasparren en 1824, fit dire à un Hazpandar : "Jaun Misionestek egoitza ederra dute, bainan, nagusia , Jainkoa, etxola hitsean daukate" - "Les Missionnaires ont une belle demeure, mais ils font résider le maître, Dieu, dans une bien triste masure".

Sa taille étant trop exiguë pour recevoir les fidèles désirant assister aux diverses cérémonies du culte, le 1er Supérieur des Missionnaires, le Père J.B. Garat, envisagea très vite la construction d'une chapelle plus grande… mais, faute de moyens, ce n’est qu’un siècle plus tard que le 6ème Supérieur des Missionnaires, le Père Lopez de la Vega, parviendra à faire aboutir ce projet !

 

La Chapelle du Sacré-Cœur dite des Missionnaires.

Confié à une équipe de quatre architectes dont

le bureau

est à Saint-Jean-de-Luz : Fr. Lafaye, G. Tribout, G. Beau et J. Iriarte - auteur de

la somptueuse Villa Leilhorra

à Ciboure - le premier projet est grandiose ! Il orientait la chapelle est-ouest, avec un cloître sur deux niveaux côté nord, et trois bâtiments de galeries. Sur le quatrième côté, en bordure de la route, un long mur de clôture s 'ouvrait au centre de la composition par un portail sous auvent. La référence au style basque s'affirmait avec un clocher en pan de bois, des galeries établies le long des murs de la nef, un chœur surélevé et la présence de nombreuses balustrades en bois. Faute de moyens, les architectes ont dû simplifier leur projet tout en conservant la structure générale : une nef unique couverte d'un plafond en bois et prolongée par un chœur fortement structuré au-dessus d'une crypte limitée à l'emprise du chœur. Quant-à l'évocation de la culture basque, elle se limitera aux deux petites balustrades des chapelles latérales, la tribune au fond de la chapelle, ainsi qu'à l'abondante iconographie de la nef.

La chapelle que nous pourrons visiter, d’une longueur totale de

35 mètres

, possède une très belle charpente apparente en sapin des Vosges. De

20 mètres

de long sur 9 de large, sa nef comprend cinq baies vitrées et une rosace découpée sur le fronton. Formant transept, on trouve deux chapelles étagées dont les tribunes étaient réservées l‘une pour les missionnaires, l'autre pour les religieuses. Une vaste crypte servant de sacristie se trouve sous le chœur; surélevé et entièrement décoré par une imposante et admirable mosaïque représentant le Christ ouvrant largement ses bras en signe d'accueil. Le sol de ce chœur, de marbre clair, est limité par une élégante ferronnerie joliment travaillée. L'autel de la chapelle du transept gauche est dédié à Notre Dame de Lourdes, celui de la chapelle du transept droit est dédié à Saint Joseph. Les vitraux des tribunes placées sur ces chapelles portent les noms basques des principales communes du Pays Basque ainsi que leurs armes ou blasons. Chacun des deux murs latéraux de la nef est percé de cinq fenêtres qui sont décorées de vitraux, comme la rosace de la tribune qui représente

la Sainte Trinité. Les

fresques de la nef, tout comme les mosaïques du chœur, sont particulièrement remarquables. Elles représentent quarante-huit saintes et saints particulièrement vénérés au Pays Basque. Comme le veut la tradition, le peintre a tenu à représenter quelques-uns de ces saints sous les traits de plusieurs personnalités bien connues de l'époque comme l'évêque du diocèse et le maire de Hasparren.

Le 31 décembre 1942, alors que tous les frais engendrés par les travaux de construction de cette chapelle furent payés, le Père David s’exclama : « Tout est réglé : Deo gratias ! »

Je n’en dirai pas plus !

Notez simplement une adresse : Le Lycée Professionnel Agricole Armand David, et une date : Lundi 8 Octobre 2007, à partir de 17 h 30.

Et n’oubliez pas que les absents ont toujours tort !

Bernard Carrère.

 

7 eme Rencontre agriculture biologique ...

Sw

Vendredi 21 septembre – 14h00 à 18h00
à St-Jean-Le Vieux
Tilt ! Démo machinisme «durable et local »

Vendredi 21 septembre – 21h00
salle polyvalente de Saint Jean le Vieux
et Samedi 22 septembre - 10h30
Bayonne - Salle Mattin Mega D. – rue des Cordeliers
CONFERENCE DE CLAUDE AUBERT
« Pesticides et santé: le scandale continue »

Dimanche 23 septembre – 9h30 – 19h00
Hasparren – place de l'Eglise
(si pluie: mur à gauche)
GRANDE FÊTE DE LA BIO
Marché bio
Tables d'information
Conférences et ateliers
Repas gastronomique + bertso
(12 euros – inscriptions au 05.59.65.59.41)

Mercredi 26 septembre – 21h00
au cinéma d'Hasparren
Ciné – débat « Bio et OGM »

Reportage sur le Marché de Saint Jean de Luz du 15 Septembre

les photos du marché de Saint Jean ....

Bizi Ona Marché du 15 Sept 2007

Reportage sur la soirée Eau

Photos de la soirée du 10 Sept sur l'eau

Bizi Ona soirée Eau

Portes ouvertes à Basaburu pour leurs 10ans le 6&7 Oct

Chaque année à l'automne se déroulent les portes ouvertes de Basaburuko saskia, cette journée permet aux producteurs et consommateurs du réseau de se rencontrer dans un cadre convivial. Cette année ce seront les 10 ans de la création de Basaburuko elkartea et pour 1 'occasion nous comptons étoffer un peu le programme habituel.

Nous vous invitons donc à réserver les journées du 6 et 7 octobre durant lesquelles Basaburuko elkartea (association de producteurs) et Basaburuko lagunak (association de consommateurs) se mettront en quatre pour vous accueillir.

Le samedi après midi les quatre fermes ouvrent leurs portes avec au programme visite à partir de 15H puis discussion autour d'un petit casse croûte, vous pourrez visiter une ou plusieurs fermes au gré de vos envie ou de votre temps.

Dimanche matin à IOH se déroulera dans

la salle Sanoki

d'Itsasu une conférence débat

 autour du thème de la relation directe producteur consommateur. Autour de la table ; Michel Berocohirigoin (président d'Euskal Herriko Laborantxa Ganbara)

Gilbert Dalla Rosa

(vice président de Slow Food France) et Périco Légasse (critique gastronomique, rédacteur en chef â Marianne) interviendront dans un débat animé par Ivan Levaï. Suivront un apéritif et un repas qui ne sera pas le traditionnel Zikirv mais quelque chose de plus élaboré. Précisons que le débat et 1 'apéritif sont ouvert à tout le monde alors que le repas est réservé uniquement aux clients du saski. A l'issue le bar sera ouvert avec boissons et animation locale.

Nous avons besoins de savoir le nombre de participants le plus tôt possible, inscrivez vous dès que possible, par téléphone, internet, courrier, ou d'ans votre saski vous pouvez aussi vous inscrire dans les équipes de travail. Nous espérons que vous serez nombreux à venir nous rejoindre fêter les 10 ans.

 

Chez Claire et Vivien

Écomusée du Pays Basque - Jean Vier - R.N. 10. À l’entrée de Saint-Jean-de-Luz. Tél. 05.59.51.02.89.

Voilà quelques mois que l’agréable restaurant voulu par André Elustondo pour offrir aux visiteurs de son Écomusée une étape gourmande est aux mains d’un jeune couple talentueux qui a su y dresser une table à son image. En cuisine, Vivien Durand, ancien second du Grand Hôtel, passé par le Louis XV à Monaco et autres grandes maisons. En salle, Claire, son épouse, croisée au Grand Hôtel et au Château de Brindos. Leur excellent travail nous étant apparu dans leur précédente adresse - “ La Taverne Basque” de Saint-Jean-de-Luz - où Claire accordait joliment les arts de la table à l’esthétique séduisante des plats que Vivien exécutait dans un jeu de saveurs et de goûts, nous ne sommes guère surpris de constater que, dans leur nouvel antre, Vivien invente une cuisine encore plus séduisante et audacieuse - preuve que ce ce jeune Chef a su dépasser les idées des « Maîtres » auprès desquels il a travaillé - originale et joliment stylée où les produits du terroir sont synonymes de plaisir, histoire de vous mettre "l'eau à la bouche" . 

Bernard Carrère.

 

Porc Basque offre spécial Marché du 15

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Fête de la corniche, Pour echanger et se connaitre

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Forum du vendredi 21 septembre 2007

Salle de l’observatoire - Château d’Abbadia

Ouverture par Stéphane Latxague, direction Surfrider Foundation Europe, Biarritz

14h/15h : « Le travail des collectivités pour  le suivi et la reconquête de la qualité des eaux de baignade et de surf »

Par Caroline Sarrade (conseil des élus du Pays Basque), Mathieu Darmadrail (Kosta Garria )

Didier Rihouey (LASAGEC / UPPA), Baptiste Bissonnet (conseil général des Pyrénées Atlantiques)

15h/15h30 : « L’apport d’une Association, Surfrider Foundation Europe »

Par Stéphane Latxague, direction Surfrider Foundation Europe, Biarritz

15h30/16h30 : « La prise en compte de l’environnement par les industries des sports de glisse »

Débat

Ce forum sera animé par Stéphane Latxague.


Pour apprendre et découvrir

Le forum de

la corniche

Samedi 22 Septembre 2007

Salle de l’Observatoire

Ouverture du Forum par Michel Roux

Docteur en géographie, Michel Roux est également Maître de Conférences à l’Université de Bretagne Sud et Fondateur de l’IUP Aménagement Maritime et Développement local. Philosophe, écrivain et chercheur, il consacre aujourd’hui son temps à réfléchir sur l’Homme (après l’avoir rencontré dans de très nombreux voyages) et à étudier le Monde qui l’entoure avec le recul nécessaire à tout penseur…

10h30 : le nouveau Graal des astronomes....

Découvrir une autre Terre n'est désormais plus de la science-fiction.... Les astronomes observent des détails de plus en plus fins autour des autres étoiles et plusieurs centaines d'exoplanètes (planètes qui tournent autour d'autres étoiles) sont maintenant connues. De l'eau a même été observée cet été dans l'atmosphère de l'une d'elles.

Cette présentation propose de contextualiser cette recherche, de présenter les principaux résultats actuels et d'évoquer les projets en cours de développement dans ce domaine qui est un des plus dynamiques de l'astronomie actuelle.

Par Frédéric Soulu (Fondation Antoine d'Abbadie)

11h20 : Projection du documentaire « L’aquitaine sortie des eaux », 
Production, Cap Sciences Bordeaux

11h45 : De la baie de Loya aux falaises de Zumaia : initiation à la géologie de la côte basque

Les magnifiques falaises de la corniche sont un grand livre ouvert, où le géologue peut lire plus de 80 millions d’années d’histoire géologique. A la suite du plissement pyrénéen, les sédiments marins se sont plissés et soulevés et ont émergé pour constituer la côte basque. Soumis depuis à l’implacable érosion marine, la trait de la côte recule constamment. Ce flysh affleure en continu tout le long de la côte basque espagnole à l’ouest d’Hendaye et les spectaculaires falaises de Zumaia exposent les mêmes terrains que dans la baie de Loya. Nous verrons comment ces falaises ont conservé les traces d’une des plus grande catastrophes cosmiques qu’ait connu

la Terre

et comment celles de Zumaia ont enregistré aussi, dans leurs couches sédimentaires, les variations des paramètres astronomiques de

la Terre.

Par Thierry Juteau (Association Amis d'Abbadia)

14h30 : Vauban et le fort de Socoa

« Cette conférence retrace la vie du plus grand architecte militaire de France Le maréchal de Vauban et détaille ses visites au Pays basque en 1681 et 1686. Nous retracerons l’histoire du port et du fort de Socoa avant Vauban, la transformation du Fort en place Forte par cet architecte et son projet de fermeture de la rade de Saint de Luz. Nous illustrerons les changements du Fort de l’époque de Vauban à nos jours par les travaux de peintres Basques. »

Par Guy Lalanne ( CG 64 et association Jakintza )

15h 15 : "Le Changement climatique et ses conséquences : conséquences du réchauffement des eaux du golfe de Gascogne sur les espèces marines", Quels impacts sur la corniche basque

"Le golfe de Gascogne a subi des variations climatiques qui nous paraissent minimes, mais qui peuvent avoir des conséquences importantes sur les populations d'animaux marins qui l'habitent. L'un des buts de l'ERMMA est de déterminer, à travers l'analyse de séries de données sur différentes espèces marines, la part dans la variation des populations imputable au changement climatique. Quelques exemples seront présentés".

Par

Laurent

SOULIER (Institut des Milieux Aquatiques) &  Nathalie ELBE, Chargée de mission énergie CG 64

Projection du film : « Répondre aux risques liés au changement climatique dans les Zones côtières », Projet Européen Life 2003-2006 (19 min)

16h45 : La nature mise à prix

« De quels montants indemniser les victimes d'une marée noire? Quels bénéfices pour la directive européenne REACH sur les produits chimiques? Quel est le coût du réchauffement climatique? Combien dépenser pour protéger les baleines? La construction d'une autoroute provoque-t-elle des avantages supérieurs à la perte des espaces naturels détruits ? Ce type de question suscite un recours croissant à des méthodes développées par des économistes et visant à donner un prix  aux biens naturels. Mais peut-on faire confiance à ces méthodes de mesure ? Constituent-elles une réponse adaptée aux problèmes environnementaux ? Et finalement, peut-on considérer que la nature à un prix? »

Par Julien Milanesi ( UPPA ) et Guillemette Roland, Conservatoire du littoral

17h45 : Conclusion par Michel Roux

Ferme Nekatooenea

10h30 : L'activité Maritime et le Pays Basque au 19e siècle   

Nous aborderons les différents sujets tels que les activités maritimes « parallèles », les activités  maritimes commerciales, les pêcheries du 19° siècle,

la Construction

navale, et enfin le tourisme et la côte basque.

Par l’Abbé Mikel Epalza, aumônier des marins

11h15 : «  Les végétaux de la corniche basque : un patrimoine irremplaçable »

Colonisée par des pelouses et des landes soumises à des conditions écologiques extrêmes, la corniche basque héberge plusieurs centaines d'espèces végétales différentes, dont certaines dites endémiques ne se retrouvent dans le monde que sur les quelques kilomètres de ce littoral battu par les embruns.

Plusieurs des espèces typiques des ces milieux balayés par des vents  violents, sur des sols instables et riches en sels seront présentées par  le Jardin Botanique littoral Paul Jovet de Saint-Jean-de-Luz. Dans un second temps, le Conservatoire Botanique Sud-Atlantique présentera les programmes  qu'il met en place de façon à assurer la préservation de ce patrimoine irremplaçable

Par Jeanette Breton, directrice du Jardin botanique littoral Paul Jovet, Saint-Jean-de-Luz et Frédéric Blanchard, conservatoire botanique

14h00 : Différentes sortes de poissons péchés et techniques de pêche de la préhistoire à nos jours

Parcours des pêcheurs basques dans les estuaires, le littoral et la baie de Biscaye au fil des millénaires. Poissons migrateurs et sédentaires capturés et leurs profits.

Par Antton Goicoechea, association Itsas Begia

15h00 : Impact des activités humaines sur l’avifaune marine

« Chaque année le CSFS d’Hegalaldia récupère plus d’une centaine d’oiseaux marins victimes de problèmes divers : pollution, pêche, déchets flottants, botulisme….Ainsi, de nombreuses espèces tels les fous de bassan, Pingouins tordas, Guillemots de troïm, goélands, mouettes…sont souvent les victimes des activités humaines. »

Par Stefan Maury, association Hegalaldia

16h00 : Lâcher de Goëlands ( l’association se réserve le droit d’annuler cette animation )

16h45 : Pour les 50 ans du surf, diffusion du film « les tontons Surfeurs »

Film d’Alain Gardinier, réalisation Zuma Productions

Dans la bibliothèque

Rencontre avec un auteur : Hugo Verlomme

11h00 : "Le fantôme des plages "

lectures pour jeune public (à partir de 12 ans ) et tout public,

Lectures, Sophie Hubert

15h00 : "Guide du voyageur en cargot"

Lectures tout public par Julie Bedère

La faim, la bagnole, le blé et nous

A ne pas manquer: le nouvel ouvrage de Fabrice Nicolino qui est une dénonciation de ce qu'on appelle les bio-carburants ou agro-carburants ou de ce que nous appelons les nécro-carburants. Voir le communiqué de Fabrice Nicolino.

Bravo Fabrice pour cet ouvrage percutant qui révèle un scandale que nous avions dénoncé en début d'année . La crise alimentaire que nous avions annoncée sévit présentement par pénurie! et hausse vertigineuse des prix! Ce n'est qu'un début: les bouleversements climatiques, la désertification de la planète et l'érosion des sols ainsi que la folie des nécro-carburants sont en train de provoquer une grave crise alimentaire dont bien sûr vont souffrir en premier les paysans du Tiers-Monde et les Occidentaux de plus en plus nombreux à sombrer dans la paupérisation.

from kokopelli

Orson Welles in the Basque Country

l'affiche de notre marché du 15 septembre

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