Dans une gravure
satyrique du XVI siècle intitulée :
"Du coqu qui porte la clef et la femme la serrure" ... le
Marquis de Verneuil présente à sa femme, allongée sur un lit, la clef du
cadenas de sa ceinture de chasteté. Derrière les rideaux du baldaquin, caché,
notre bon roi Henri IV, amant de la "coquine", tient une bourse pour payer l'autre clef que
lui montre une servante. La moralité de cette image est des plus jolies :
"Un fou cherche à retenir des abeilles dans un panier et un chat guette
une souris !"
Vous l'avez donc
compris, notre prochaine rencontre du lundi 22 octobre, ne sera pas plus
consacrée aux chats qu'aux souris - encore moins aux "coqu" -
mais tout simplement aux abeilles dont Mikela Untsain, apicultrice à Ascain nous contera sa passion,
et si j'osais, et j'ose, j'écrirais : sa passion amoureuse !
Si vous lui demandez
quels rapports elle entretient avec ses abeilles, Mikela vous parlera d'amour :
un apiculteur aime ses abeilles avant tout ! Fascinée par le monde des
abeilles, leur organisation, leurs prouesses - la moindre n'étant pas la
fabrication du miel aux multiples vertus thérapeutiques - Mikela s'est lancée
dans l'apiculture où "l'on n'a pas besoin de tuer pour élever !"
après avoir suivi une formation agricole et obtenu un BPREA. Après deux stages
d'apprentissage en Soule et en Béarn, elle partira approfondir sa formation en
Uruguay, "pays réputé pour son apiculture, répandue et très
professionnelle", durant trois mois. Revenue au Pays Basque, elle
s'installera à Ascain, non loin de son frère, éleveur de vaches et de brebis,
et de sa sœur maraîchère, dont j'ai eu le bonheur d'être les voisins durant
quelques années. Lors de notre rencontre, vous constaterez que la fascination
de Mikela pour ses abeilles ne se dément pas : "C'est un milieu
exceptionnel, surprenant. La colonie faite d'ouvrière, de nourrices, d'une
reine, de bourdons, est passionnante à étudier... Pour faire un kilo de miel,
les ouvrières doivent faire l'équivalent d'une fois le tour du monde !
L'organisation de la ruche est impitoyable : tout être non productif doit être
éliminé !"
Vous rendez vous compte que si "Bizi
Ona" s'inspirait de l'organisation des abeilles, le Slow Food du Pays
Basque serait bientôt inexistant ! Quelques chiffres : 20 et 32, ce n'est ni la
Corse, ni le Gers, c'est le nombre de participants à nos deux dernières soirées
consacrées l'une à l'Eau, l'autre aux O.G.M.. Je suis prêt à parier que lors de
notre rencontre à Ithurria, le compteur montera très vite à 70 ou 80 ... "Comme
on voit les frelons, troupe lâche et stérile, Aller piller le miel que
l'abeille distille" écrit si
bien Boileau...)
Passons .... et
revenons à nos abeilles, ou plus exactement à notre prochaine rencontre qui se
déroulera le :
Lundi 22 octobre 2007, à 18 h 3O, à Aïnhoa,
Restaurant Ithurria, chez notre Président Maurice Isabal
, pour vous demander de faire ce que la plupart
d'entre vous ne faites jamais : confirmer votre présence à Henri-Bernard
Lapeyre, cela ferait merveille, que nous puissions savoir qui vient pour les
abeilles !
Bernard CARRERE.
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