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Douze gestes pour :
prendre plus de plaisir à manger ;
favoriser des producteurs, artisans et commerçants respectueux du goût, de la nature et du consommateur ;
soutenir des politiques alimentaires durables.
Manger, c’est trois fois par jour l’occasion de vous faire plaisir et de vous relier au monde.
Accordez de l’importance à ce que vous mangez, au moment où vous mangez, au cadre dans lequel vous mangez.
Prenez le temps de déguster, soyez à l’écoute de vos sensations : c’est le meilleur moyen de manger correctement.
Suivez des cours de dégustation et des ateliers du goût pour former votre goût. Le plaisir du goût n’est pas réservé aux jours de fête ni aux nourritures rares. Les mets les plus simples et bon marché peuvent être source de plaisir.
A chaque saison revient le plaisir de retrouver des saveurs éloignées depuis un an.
Au printemps, ce sont les légumes primeurs, les asperges, les fraises, les pommes de terre nouvelles et l’ail jeune…
L’été apporte fruits et légumes en abondance.
Avec l’automne arrivent les pommes, les poires, les poireaux, les potirons, etc.
L’hiver est la saison des carottes, navets, choux, et de fruits et légumes d’été soigneusement conservés…
En mangeant local, vous êtes sûr de ne pas consommer la même chose toute l’année !
Préférez la production d’agriculteurs ou d’éleveurs proches de chez vous : cela renforce l’économie locale et contribue à resserrer les liens entre les habitants d’un même territoire. Quand vous achetez des produits locaux, c’est une plus grande part de votre dépense qui va au producteur lui-même. Cela favorise le maintien des paysages agricoles autour de vous.
Manger local, c’est aussi moins de transport à grande distance, et donc une économie de carburants fossiles, moins d’émissions de CO2, moins d’encombrement et de pollution par les camions.
La plupart des régions produisent une large gamme d’aliments, mais il y a aussi des produits spécifiques : pas question de vous passer d’huile d’olive si vous habitez la Normandie, ou de camembert si vous habitez la Provence !
… et cultivez quelque chose que vous mangez. C’est la façon la plus
délicieuse de vous relier à la
nature. Vous
Initiez les enfants et les jeunes autour de vous à ce lien concret entre la nature et l’alimentation.
Encouragez les établissements d’enseignement et les collectivités locales à créer des jardins-écoles afin que les enfants puissent eux aussi manger ce qu’ils cultivent.
Achetez en circuit court (vente directe, marchés paysans, boutiques de terroir, Amaps…), ou auprès d’artisans (boulangers, charcutiers, fromagers…) ou commerçants (cavistes, épiciers…) spécialisés et compétents.
Demandez à visiter leurs exploitations, leurs fours, leurs laboratoires, leurs caves d’affinage…
Proposez ces visites à de petits groupes d’amis, à des enfants, à des enseignants. Vous apprendrez ainsi d’où vient votre nourriture, comment elle est cultivée, élevée, pétrie, cuite ou affinée suivant les cas. Vous construirez des relations fortes, vous comprendrez mieux ces gens auxquels vous achetez, et vous leur ferez plus confiance.
Tous ont besoin de savoir que des consommateurs sont attentifs à la qualité globale : bon, propre et juste…
Au magasin, au restaurant, à la cafeteria, au supermarché et même quand votre entreprise ou votre mairie offre un buffet, posez des questions !
Où cela a-t-il poussé, a-t-il été élevé ? Est-ce bio ? Est-ce que le poulet a été élevé en liberté ? Le poisson est-il sauvage ? Le bœuf a-t-il été élevé en plein air, à l’herbe, sans antibiotiques ? N’ayez pas peur d’avoir l’air bête : il vaut mieux avoir l’air bête cinq minutes que rester ignorant toute sa vie.
Ne craignez pas de déranger : les bons professionnels seront heureux que vous vous intéressiez à leur travail.
Ces questions envoient un message au marchand, au chef, au traiteur ou au responsable de la cantine : elles signalent que ces problèmes sont importants pour le consommateur. C’est toute la filière qui reçoit ce signal.
En prime, vous allez apprendre des tas de choses passionnantes !
Les aliments végétaux (fruits, légumes, légumes secs, céréales, noix…) sont excellents et nutritifs. Ils sont aussi plus économes en ressources que les produits animaux, surtout si les animaux ont été élevés en batterie ou dans des conditions intensives.
Quand vous mangez de la viande, choisissez-la issue d’élevage pastoral à l’herbe (bœuf, agneau) ou d’élevages en liberté (porc, volailles). Ces méthodes donnent des produits de meilleur goût. Elles sont meilleures pour l’environnement, la qualité de vie de l’éleveur, le bien-être animal et votre santé.
Les animaux issus de l’élevage intensif ont un prix artificiellement
bas parce qu’ils consomment des végétaux subventionnés, ou font supporter à la
collectivité des coûts dus à la pollution. Les
Recherchez des variétés rares et anciennes de pommes, salades, fruits et légumes divers, céréales…. Vous rémunérez ainsi des producteurs qui sortent des sentiers battus, vous contribuez à préserver la biodiversité, et vous vous faites plaisir avec des goûts originaux…
Les produits transformés, de plus en plus souvent proposés prêts à manger, contiennent beaucoup d’aliments raffinés privés d’éléments nutritifs (farine blanche, sucre blanc...), des graisses de mauvaise qualité nutritionnelle, trop de sel, des arômes ajoutés…
Nous n’avons jamais eu une telle variété de produits à disposition, des cuisines aussi vastes et équipées, autant de temps pour cuisiner !
Cuisiner peut être un plaisir et un délassement. C’est la meilleure façon de savoir exactement ce qu’il y a dans votre nourriture. C’est une façon simple et quotidienne de faire plaisir à ceux que vous aimez.
Si vous savez et aimez cuisiner, apprenez à cuisiner à ceux qui vous entourent, en particulier aux jeunes et aux enfants dès leur jeune âge.
Si vous ne savez pas cuisiner, n’hésitez pas à apprendre. Ne vous arrêtez pas aux premières difficultés : avec un peu d’expérience, tout vous semblera plus simple !
Si vous êtes un homme, partagez avec votre compagne non seulement la cuisine, mais aussi les tâches ménagères moins nobles : vaisselle, courses, poubelles…
11. Soyez
radins !
Manger mieux, ce n’est pas manger plus cher. Les plats tout-prêts coûtent excessivement cher : cuisinez ! La viande bio est peut-être plus chère, mais elle réduit moins à la cuisson. Un yaourt nature coûte moins cher et est plus sain qu’un yaourt aux fruits aromatisé. Trouvez vos protéines dans les légumes secs, moins chers que la viande et excellents pour la santé. Le pain complet au levain est plus cher, mais il rassit moins vite…
Chacun a droit au plaisir de manger. Contribuez à éduquer aux goûts les
plus divers les enfants autour de vous. Racontez-leur l’histoire des aliments
qu’ils consomment, emmenez-les visiter des producteurs ou des artisans.
Intéressez-vous aux nourritures proposées dans les cantines scolaires, les
hôpitaux, les soupes populaires, les restaurants du cœur, les prisons. Chacun a
droit au plaisir de manger.
[1] Sur une idée de Jennifer Wilkins, responsable du programme « From Farm to Cafeteria » de l’Université Cornell aux USA, professeure invitée à l’Université des sciences gastronomiques de Slow Food (UNISG).
Avec une poignée de
femmes et d’hommes de 7 à 77 ans, de tous horizons, tant géographiques que
sociaux ; des familles avec des enfants, des personnes âgées, des jeunes qui
croient en la beauté de la vie et du monde,
Marc Vella et sa caravane amoureuse
partent sur les routes de France, de Suisse et de Belgique.
Après un départ
officiel le 19 Avril de Bordeaux, la Caravane Amoureuse
Montrer la beauté du
monde, la beauté des Hommes, dans le silence du monde, convaincus qu'on ne peut
faire grandir cette humanité qu'en la rendant amoureuse d'elle-même. Une
invasion amoureuse s’impose…
En vingt années, le
pianiste nomade, Marc Vella (1er prix de composition à Rome) a parcouru plus de
160 000
kilomètres
Les femmes et les
hommes de la caravane amoureuse vont vers les autres le cœur offert. Failles et
fragilités sont leurs présents, danses et sourires, l’emballage de ces cadeaux
suprêmes. Cette fragilité est le « Sésame » qui permet de toucher les cœurs. Et
quand les cœurs sont touchés, tout s’ouvre.
Cela favorisera
inévitablement des échanges équitables et durables entre les gens, pouvant
générer justement cette économie équitable et durable que nos sociétés
cherchent tant à construire.
L’étape d’Anglet,
co-organisée par L’Ethiket’Bus, le Secours Catholique et le MEB (Marché Equitable de Bayonne) se déroulera autour de plusieurs temps forts.
Le samedi
19 avril - Salle des fêtes de la Mairie
19h - Expo-photo de Yan
Arthus Bertrand « Le développement durable pourquoi ? »
20h - Table
ronde/débat. Des chercheurs de l'INRA, des paysans, des responsables
d’entreprises et d’associations, mais aussi des élus aborderont le sujet
« Le
développement durable au Pays Basque: quel avenir pour les générations futures
? ».
Et après un verre de
l'amitié nous serons transportés par la musique de Marc Vella.
Le
dimanche 20 Avril - Esplanade
de la mairie d’Anglet
8h30 à 12h - Le «
Marché des Amoureux ». Venez découvrir les artisans et les associations de Pays
Basque.
Marc Vella et la Chorale Lau
12h30 - Repas festif,
élaboré par « Saveurs à domicile » avec des produits bios, fermiers et
équitables.
Inscriptions (10 € par
pers.) : infos réservation au : 05 58 73 76 30 - 06 84 70 40 98.
Les co-organisateurs
désirent faire passer un message d'espoir et de solidarité aux générations
futures.
L’Ethiket’Bus, organisateur des « Marchés des Amoureux » sur la tournée de Marc
Vella, est un magasin itinérant qui revisite le concept des petits commerçants
ambulants. Ce bus propose ainsi sur deux étages un service d’épicerie générale
et un espace détente alliant vêtements, cosmétique, bar et bibliothèque. C’est également
un lieu d’échange et de discussion pour (re)découvrir ce que signifient les
notions de développement durable, de consommation citoyenne et d’écologie à
notre échelle à travers des outils concrets et novateurs.
Le Secours Catholique est l’initiateur de la table ronde débat. A
travers son réseau mondial Caritas, cette ONG promeut une vision intégrée du
développement. Ces actions concernent tous les continents et elles ont comme
caractéristique commune d'associer les ressources naturelles et la lutte contre
la pauvreté. Avec ce débat, le Secours Catholique a voulu réunir plusieurs
acteurs du pays basque pour savoir comment ils travaillent afin que nos enfants
jouissent d'une meilleure qualité de vie.
Le Marché Equitable de Bayonne (MEB), co-organisateur du « Marché des Amoureux »
d’Anglet, est à l’initiative du repas du Dimanche midi. Il est le premier
marché régulier de France à regrouper les acteurs du commerce équitable, les
producteurs et artisans locaux pour promouvoir des échanges plus équitables au Nord
comme au Sud. Il a servi de modèle à l’élaboration des « Marchés des Amoureux »
qui auront lieu dans plusieurs villes-étapes de la Caravane Amoureuse.
samedi prochain, le 26, notre ami Frederic DUHART présentera son ouvrage Le monde à l’assiette. Mythologies alimentaires à la librairie de la rue en pente (17h) à Bayonne en racontant quelques histoires de plats, ce sera un peu comme un menu du marché réalisé en fonction de l’humeur du jour !
qq photos prises pendant la conference , en presence de Firmin ARAMBIDE, Jean Michel BEHRO,Scott SERRATO ainsi que le buffet aussi préparé par Scott
Au tournant d’un printemps bien morose où le soleil ne parvient pas à se lever, « Bizi Ona », Le Slow Food au Pays Basque, vous invite à une fin d’après-midi ensoleillée dans deux des dix sept quartiers de Saint-Etienne de Baïgorry, celui de « Otikoren » où Jean-François Tambourin nous fera visiter son exploitation familiale - élevage de brebis, production de fromage AOC Ossau-Iraty et celui d’« Urdos », le plus beau « coin » du Pays Basque - c’est là que j’ai la chance de vivre !!! - où Alain et Amélie Inçaurgarat nous recevrons dans la plus authentique des auberges basques où ils conjuguent terroir et sincérité.
" LA THEBAÏDE TAMBOURINE
Dans une légende sortie de son imagination débordante, Jean de La Fontaine parle d’ “... un certain Rat, las des soins d’ici-bas, (qui) dans un fromage de Hollande, se retire loin des tracas.”
Le malheureux rat ignorait tout du danger qu’il courait : il existe des fromages de Hollande aussi riches en crème que pauvres en couleur cutanée. Il en existe une infinité qui sont peints en rouge et fabriqués avec des laits complètement dégraissés. Comme la loi hollandaise exige d’eux une certaine teneur en corps gras, pour remplacer le beurre volé on leur incorpore de l’huile de poisson !
Quelle idée d’aller chercher sa Thébaïde dans un fromage de Hollande lorsqu’il y a en France plus de mille espèces différentes de fromage. A la place de ce pauvre rat qui a du faire un drôle de museau devant un tel produit, je me serais retiré dans la cave d’affinage de Jean-François Tambourin, fromager à Saint-Etienne de Baïgorry, pour me promener de fromage en fromage. Le matin au réveil, j’aurais grignoté le “moins fait”. A midi je me serais délecté d’un fromage un peu plus parfumé tout en me réservant le plus “frais” pour le “petit creux” de la nuit. Trop heureux de m‘être consacré à ces belles gourmandises, je me serais alors confié aux bras de Morphée pour partir dans des rêves au bon goût du terroir !
- LE TERROIR, QU’EST-CE ?
D’année en année, les « produits du terroir » ont envahi les étals de nos marchés, supermarchés et hypermarchés.
Le hic est qu’il y a "terroir" et "terroir" !
Avec un culot à nul autre pareil, des commerciaux sans vergogne se font un malin plaisir à qualifier « de terroir » tout produit bénéficiant d’une image de terroir. Ce produit peut avoir un lien tangible ou non avec le terroir, faire référence ou non à une origine géographique, être artisanal ou industriel, être délocalisé ou localisé dans une zone géographique définie, être un produit nouveau ou un produit traditionnel. (Rappelez-vous notre dernier débat sur la « Marque Basque »… )
Vous l’aurez compris, les produits du terroir couvrent un marché très vaste et hétérogène au sein duquel nous peinons à trouver nos propres repères !
En partant du principe qu’un véritable produit du terroir résulte des facteurs de milieu, de la nature de la matière, des techniques propres à la filière de production et du jeu social, qu’il est dépendant du contexte de sa création et marqué par son appartenance à la filière dominante, « Bizi Ona », le Slow Food au Pays Basque, se propose d’apporter un peu d’eau à votre moulin en tentant d’approcher au plus près de la vérité … et en posant la question la plus simple du monde :
- Qui est qui, et qui fait quoi ?
- Qui fait le fromage : le lait ou le fromager ?
Les deux, et bien d’autres choses encore. Le fromage répond à des règles et n’est pas le seul résultat du fromager ou des potentialités du lait. Les surfaces, les masses, les formes, les couleurs et les aspects changent dès que l’un des facteurs est modifié. Le fromage dépend de la technologie pour sa masse, du milieu éco-géographique pour sa surface, du jeu social pour son aspect et, à l’évidence, du lait pour son goût et sa qualité.
Pour vous en convaincre, « Bizi Ona », le Slow Food au Pays Basque, vous invite à aller à la rencontre de l’un des meilleurs producteurs de fromages du Pays Basque, Jean-François Tambourin, qui nous recevra dans son exploitation de Saint-Etienne-de-Baïgorry, Maison Enautenia, route Otikoren, le Lundi 21 Avril, à 18 heures, pour nous faire visiter son exploitation et découvrir sa production. Nous pourrons ainsi découvrir ce qu’est un authentique « fromage du pays » et le comparer avec ces « pseudo fromages du pays » qui ne sont, bien trop souvent, que le « fruit » d’une fabrication industrielle à grande échelle dont le seul intérêt est d’être le synonyme de « Terroir caisse » !
« Ardi Gasna », le fromage de brebis « AOC Ossau-Iraty » de la famille Tambourin.
Exemple que beaucoup devraient suivre, la démarche de Jean-François Tambourin et de sa famille est tout autre ! Amoureux de son Pays Basque où il exerce le plus noble des métiers : « paysan », il a choisi de travailler dans l’esprit de ses ancêtres, fondateurs de cette exploitation familiale en 1718, en proposant, avec son épouse et leur fils Michel, des produits de premier choix ! La race de brebis qu’il élève est de souche basque : la Manech la Manech la Manech
Fromage de Brebis et Vin d’Irouléguy : le plus beau des mariages.
“Unité de troc” dans les vallées basques dès le XIV°siècle le fromage de brebis basque n’est digne d’être apprécié (coupé en fines lamelles, accompagné de pain de campagne et de confiture de cerises noires d’Itxassou) que par celui qui en connaît sa juste valeur... comme au temps du troc !
Quel vin boire pour accompagner ces fromages ?
Le vin qui pousse dans le pays, sur place : Un Irouléguy !
Pour confirmer que le fromage fait valoir le vin et que le vin exalte les vertus du fromage, marions les vins les plus légers, les moins fruités, avec les fromages doux. Avec les fromages forts, buvons les vins les plus bouquetés.
Les vins de l’Appellation Irouléguy dont la Cave est située à Saint-Etienne-de-Baïgorry, conviennent parfaitement à une telle dégustation.
Pour la “petite histoire” rappelons qu’au Pays Basque la vigne est connue sous le nom de “migna” dès la Haute Antiquité, qu’elle se développe particulièrement à l’époque romaine, mais que ce sera la naissance du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle à partir du X° siècle qui en sera le facteur déterminant. A cette époque, la vigne et le vin sont porteurs d’une forte valeur symbolique. La vigne, culture qui nécessite beaucoup de soins, s’identifie spontanément à la communauté des élus protégée par le Seigneur, sa couleur rouge évoquant le sang du Christ, raison pour laquelle il était offert en communion lorsque, dans les années 1300, l’Eucharistie était encore célébrée sous les deux espèces : le pain et le vin. Pour ces simples raisons et pour assurer un revenu qui permette de financer leurs oeuvres de charité, les ordres monastiques possédaient leurs propres vignobles, permettant au vin “aliment réconfortant” d’accompagner les repas des pèlerins que les moines hébergeaient et soignaient. Fondateur de l’Ordre des Bénédictins, Saint-Benoît accepte que les moines ne puissent se passer de vin, mais en limite cependant leur consommation : “Bien que nous lisions que le vin n’est absolument pas l’affaire des moines, mais comme à notre époque on ne peut le persuader aux moines, convenons du moins ceci : que nous ne boirons pas jusqu’à satiété...” C’est donc par fidélité à la règle de Saint-Benoît, mais surtout parce que ses moines ne pouvaient travailler la vigne à la trop haute altitude de l’Abbaye de Roncevaux, que le “Prieur Don Domingo Etchenique y Sorhouet, premier Maître Vigneron des Prieurés d’Anhaux et d’Irouléguy” au début du XIV°siècle, les incita à l’implanter sur les terres pentues d’Irouléguy où ils travaillèrent, en terrasses ou banquettes, des parcelles très accidentées et de faibles dimensions dont les pentes dépassant parfois les cinquante degrés imposent, aujourd’hui comme hier, un travail exclusivement manuel. Bien abrité des vents océaniques, Irouléguy possède un microclimat caractérisé par des automnes d’une rare beauté et l’influence des vents du Sud prédominant de septembre à fin octobre.
Où dîner après une telle visite ?
Chez MANECHENEA, à Saint-Etienne de Baïgorry, authentique auberge de campagne où règne la sincérité.
A l’opposé des auberges “m’as-tu-vu” qui misent sur le snobisme de leurs clients pour tirer sur tout ce qui s’assoit - les auberges « terroir caisse » pour « people» en goguette - on vient ici pour le simple plaisir de faire un bon déjeuner ou un excellent dîner et non pour être vu !
C’est d’ailleurs pour cela que vous m’y verrez régulièrement !
La cuisine de terroir d’Alain Inçaurgarat et l’accueil chaleureux de son épouse Amélie sont le dénominateur commun de cette adresse dont la clientèle de tous horizons se régale, de génération en génération, d’une cuisine familiale et traditionnelle.
Le chef est vraiment en cuisine, sa femme est toujours à l’accueil, et les serveuses ont la chance de n’avoir pas fait leurs classes à l’École Hôtelière de Lausanne. Gentillesse et métier suffisent. La garbure d’Alain est celle qu’il aime préparer pour sa famille et ses hors d’œuvres sont un avant goût de son travail. Il choisit les côtes d’agneau pour vous comme pour lui : même qualité, même tendreté, même cuisson. Ses anguilles persillades sont une anthologie, ses truitelles sont un régal, sa poule au pot est digne d’Henri IV et son pot au feu est un monument. Sur la carte, la truite de Banca cuisinée aux amandes ou en filet au poivre vert, est tout aussi tentante que la morue Pil-Pil - un chef d’œuvre !-, la classique piperade au jambon ou les ris d’agneau braisé à l’Espagnole. Ses desserts au goût de notre enfance, comme son merveilleux “koka” ou le gâteau basque d’Amélie, prouvent, si besoin était, qu’ici on respecte le produit. Enfin, comme si le rapport qualité prix n’était pas suffisant et qu’il fallait fuir la routine, Alain n’hésite pas à chausser les bottes de l’imagination pour proposer quelques belles créations en fonction de son marché. Ajoutez à cela la gentillesse d’Amélie, l’ambiance de la maison et une collection de clients fidèles soucieux d’oublier le quotidien ou ravis de reprendre quelques forces en descendant des crêtes d’Iparla, et vous comprendrez pourquoi “Manechenea”, synonyme de terroir, de tradition et d’honnêteté, est l’auberge où je serais heureux de vous accueillir, le lundi 21 avril, vers 20 heures, après notre visite chez Jean-François Tambourin.
Bernard Carrère.
Pour vous inscrire merci d'envoyer un mail à contact@biziona.com
attention nombre de places limité
Pour se rendre chez J.F. TAMBOURIN :
Après Ossès, prendre la direction St Etienne-de-Baïgorry. Traverser le quartier « Eyrehalde », jusqu’à ce qu’un panneau « Fromage de Brebis » vous indique, sur votre droite, la direction de la ferme de J.F. Tambourin. Parking sur place.
Pour se rendre chez Manéchénéa :
Reprendre la même route dans le sens inverse. Le hameau d’Urdos se
trouve à l’autre extrémité du quartier « Eyrehalde ». A la fin du quartier, un panneau indique, sur votre gauche, la direction « Manechenea ». Un parking ombragé vous attend. (Les plus curieux « pousseront » jusqu’au hameau d’Urdos pour découvrir l’ancienne propriété de Jeanne d’Albret, « Jauregia », massive demeure du XVI°siècle dominant une place flanquée d’une simple petite chapelle du XVII° et d’une poignée de fermes et de maisons dominée par les crêtes d’ Iparla. )
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