Participation au Pimpent d'Espelette ....

Mes Amis(ies)  je  vous  mets ci-dessous l'appel de  nos amis de  Basaburu

Nous sommes trois producteurs de piment d'Espelette; Aroztegia, Fagaldea et Haranea. Cette production permet à nos exploitations un complément de revenu non négligeable. L'an dernier un orage de grêle a ravagé notre récolte alors qu'elle venait juste de démarrer, c'est aujourd'hui que se fait sentir cette catastrophe sur la trésorerie de nos fermes. Nous sommes repartis pour une nouvelle campagne, les plants de piment se développent sous les serres et seront bientôt plantés en plein champ.

Gilles d'Haranea et Ramuntxo d'Aroztegia siègent au conseil d'administration du syndicat de défense de l'AOC piment d'Espelette. Ces derniers mois ils ont eu du travail car la réforme des AOC au niveau français implique des modifications au sein de la filière, notamment au niveau de l'agrément Jusqu'à présent chaque lot de piment était présenté puis analysé par un jury composé essentiellement d'agriculteurs producteurs de piment d'Espelette. Il faudra désormais que dans ce jury siègent des personnes extérieures et indépendantes. C'est donc à un appel aux bonnes volontés que procède le syndicat du piment afin de trouver des bénévoles qui accepteraient de siéger dans ce jury. Les séances d'agrément ont lieu le jeudi matin à Espelette et durent une heure environ. Si nous trouvons le nombre de personnes suffisantes cela ne devrai pas aller au-delà de 4 ou 5 jeudi dans la saison (de septembre à mars) par bénévole. Il faudra rajouter une demi journée de formation à l'analyse sensorielle et à la dégustation de piment. Nous pensons que dans le vivier des gastronomes clients de Basaburu nous trouverons des personnes disponibles et disposées à donner un coup de main à cette filière si importante pour l'économie de notre zone. Si vous êtes de ceux là n'hésitez pas a contacter le syndicat du piment d'Espelette au: 055993 88 86 ou par mail:

syndicat-piment-espelette@wanadoo.fr

DE LA SOUP’ A LA FRAICH’ATTITUDE

Histoires de légumes dans le Sud-Ouest

« Au Commencement était le Verbe », dit la Bible.

« Que nenni ! » clament en chœur nos chers  Littré, Larousse, Quillet, Robert et autres encyclopédistes : « Au commencement, on trouve toujours le A ! »

D’ailleurs, s’il faut en croire Antoine de Piis (1788) :

« A l’aspect du Très-Haut, sitôt qu’Adam parla,

Ce fut certainement ‘A’ qu’il articula ! »

Plus prolixe, Arthur Rimbaud ne se contente pas du A et colorie joliment les Voyelles : (1871)

« A noir,

E blanc,

I rouge,

U vert,

O bleu … »

Avez-vous remarqué que les mots « Slow Food » ne comptent que la voyelle O que Rimbaud colore en bleu.

Bleue est la mer, bleu le ciel qui s’y mire. Le bleu, c’est l’horizon, le rêve, l’infini, l’évasion.

Du manteau de sacre royal semé de fleur de lys au vêtement de travail de l’ouvrier, le bleu est présent à chacune des extrémités de l’échelle sociale. L’aristocrate au « sang bleu » qui commande un filet de bœuf « bleu »  est-il conscient que notre langue marie sans distinction quartier de noblesse et  quartier de bœuf ?

En toute logique, le nom « Lapeyre » contient deux voyelles : le A - noir , comme l‘encre de ses écrits - le E - blanc, comme le papier qui les imprime.

Ces mêmes voyelles se baladent dans le nom de l’adresse qu’Henri-Bernard et moi-même avons choisi pour notre prochaine rencontre du lundi 26 mai, premier jour de  « La semaine de la Fraich'attitude » :

«  La Table d’Aranda », 87 Avenue de la Marne, Biarritz,

où nous nous retrouverons à 19 heures précises, pour passer à table à 20 h 30.

«  La Table d’Aranda », cinq A pour un E.

A - noir, multiplié par cinq pour être aussi grand que le tableau noir de notre enfance - E - blanc, un seul, comme la craie que faisait crisser notre maîtresse sur le grand tableau noir. La même craie que pourrait utiliser le brillant universitaire qu’est Frédéric Duhart, venu des Landes voisines pour nous parler de l’Histoire des légumes dans le Sud-Ouest.

Historien et Anthropologue,  Frédéric Duhart a le don d‘éveiller notre gourmandise par le moindre de ses propos. La seule lecture de la liste des travaux, articles ou ouvrages qu’il a consacrés à l’identité culturelle et alimentaire de notre région est « succulente » : « La nouvelle cuisine du XVIIIe siècle », les techniques et les produits de « La chocolaterie bayonnaise au XVIIIe siècle », les « Mythologies alimentaires - Du monde à l'assiette », le « Goût du Sud-Ouest », « Les mots du vin et autres boissons ». Sa réflexion sur l’identité culturelle alimentaire nous vaut une publication joliment titrée : « Du kiwi dans les rillettes » et son travail sur l’alimentation de nos ancêtres, un ouvrage au titre gourmand « De bouillies en fromages. Les consommations alimentaires des populations pyrénéennes aux XVIIIe et XIXe siècles. ».

Et ces titres ne sont qu‘un infime résumé de ses travaux !

Notre rencontre mettra à l'honneur les légumes des quatre saisons avec une attention toute particulière pour les incontournables délices printaniers que sont les asperges des Landes et les artichauts. Entre les légumes condamnés depuis des décennies à l'anonymat du pot et ceux que notre tradition culinaire considère comme des mets raffinés, Frédéric Duhart  nous contera la richesse de la relation de nos sociétés avec les « aliments végétaux » que sont betteraves, broutes, carottes, pourpiers, haricots verts ou potirons… La connaissance de ces produits « de toujours » devrait nourrir notre réflexion et nous inviter à ne plus qualifier de « navet » un mauvais film, à oublier l’expression « bête comme chou », même si le fait que nous continuerons « couper la boire en deux. » ou à «  tomber dans les pommes » ne sonnera pas « la fin des haricots » le jour où, pour avoir « ménager la chèvre et le chou », nous nous retrouverons «  trempés comme une soupe »…

« La TABLE d’ARANDA »

« Asador Lechazo », tel est le nom des nombreuses auberges du village d’Aranda de Duero, dans la province de « Castille Leon », réputées dans toute l’Espagne pour les énormes fours à bois qui trônent au beau milieu de leur salle. D’un diamètre de plus deux mètres et d’un poids de cinq tonnes, ils sont aux mains de « chefs rôtisseurs » qui y entretiennent un feu nourri pour cuire, des heures durant, cochons de lait et autres agneaux de lait. C’est à l’ancien propriétaire de cette adresse, adoubé par ces « chefs rôtisseurs » qui lui ont confié leurs secrets et convaincu les artisans du village de se rendre à Biarritz pour construire « son » four en terre de Castille, que « La Table d’Aranda »  doit son nom.

Avec Sébastien de Conti à l’accueil et Olivier Foussard en cuisine, « La Table d'Aranda » est en train de devenir l’une des plus agréables adresses de Biarritz. Professionnel et courtois, l’accueil de Sébastien est à l’image de cette chaleureuse maison dont l’un des éléments du spectacle reste le gigantesque four en terre. 

L’esthétique séduisante des plats d’Olivier nous a agréablement convaincu du professionnalisme de ce très jeune Chef qui se plait à revisiter avec un talent d’artiste les idées des maisons qu’il a traversé  puisque, comme chacun d’entre nous le sait et bien des tenanciers de « boites à bouffe » l’ignorent : la cuisine est un art.

Si la mission d’un écrivain, d’un musicien ou d’un peintre est de créer un univers illusoire voire un paradis artificiel pour nous consoler d’une réalité bien trop souvent absurde, - les surréalistes ont même opposé cette création imaginaire à la création d’un Dieu qu’ils rejetaient - la mission d’un cuisinier est tout autre : en créant un univers qui n’a rien d’illusoire, un paradis qui n’a rien d’artificiel, il nous rapproche d’un être - « Le Verbe », avec ou sans V majuscule - dont je ne sais si tel ou tel chef y croient mais dont je suis certain qu’ils ne le rejettent pas. Car si un grand repas est le mariage du rêve, de l’illusion et des idées, c’est aussi l’union des choses les plus simples auxquelles le génie du chef ajoute celui des choses invisibles. Certains cuisiniers nous donnent accès à cette réalité en nous la faisant percevoir dans son évidence concrète parce qu’ils sont d’authentiques artistes. Olivier Foussard me semble de ceux là.

L’annonce - une fois n’est pas coutume - du Menu de notre dîner du 26 mai 2008, devrait vous en convaincre. Si « le A est toujours au Commencement », le mariage des autres lettres de l’alphabet forme un ensemble de mots qui se « conjuguent » avec gourmandise pour nous offrir : « Une curieuse idée de déguster le magret de canard », en tartare parfumé d'un carpaccio de truffe, salade folle du Gers, le foie gras sans cuisson. Suivront, « Posées sur un millas du Sud-Ouest, les noix de St-Jacques planchées; un milk-shake à la laitue de mer » et « Le moelleux à la pistache en mariage avec les premières Maras des Bois de Madame Basedelica, émulsion de citron jaune et graine de vanille Bourbon glacée. »

« La Table d’Aranda », 87 Avenue de la Marne, Biarritz. Tél. 05.59.22.16.04. 

Merci de  vous inscrire en envoyant  un mail à  contact@biziona.com     Attention nre de places limite

Bernard CARRERE.

Le scandale des fraises espagnoles

Après lecture de ceci une seule action: BOYCOTTER CES SALOPERIES!!!

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises.

Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates ... Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en C02 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Dofiana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques).

Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque almée. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyle et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires. Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver.

Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises ...

D'après Claude-Marie Yadrot

N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis si vous estimez que c'est utile!

Manger Slow ....

douze gestes simples pour changer le monde en changeant de vie[1]

 

Douze gestes pour :

 

prendre plus de plaisir à manger ;

favoriser des producteurs, artisans et commerçants respectueux du goût, de la nature et du consommateur ;

soutenir des politiques alimentaires durables.

 

1. Faites-vous plaisir !

Manger, c’est trois fois par jour l’occasion de vous faire plaisir et de vous relier au monde.

Accordez de l’importance à ce que vous mangez, au moment où vous mangez, au cadre dans lequel vous mangez.

Prenez le temps de déguster, soyez à l’écoute de vos sensations : c’est le meilleur moyen de manger correctement.

Suivez des cours de dégustation et des ateliers du goût pour former votre goût. Le plaisir du goût n’est pas réservé aux jours de fête ni aux nourritures rares. Les mets les plus simples et bon marché peuvent être source de plaisir.

2. Fêtez les saisons à table !

A chaque saison revient le plaisir de retrouver des saveurs éloignées depuis un an.

Au printemps, ce sont les légumes primeurs, les asperges, les fraises, les pommes de terre nouvelles et l’ail jeune…

L’été apporte fruits et légumes en abondance.

Avec l’automne arrivent les pommes, les poires, les poireaux, les potirons, etc.

L’hiver est la saison des carottes, navets, choux, et de fruits et légumes d’été soigneusement conservés…

En mangeant local, vous êtes sûr de ne pas consommer la même chose toute l’année !

3. Pensez mondial, mangez local !

Préférez la production d’agriculteurs ou d’éleveurs proches de chez vous : cela renforce l’économie locale et contribue à resserrer les liens entre les habitants d’un même territoire. Quand vous achetez des produits locaux, c’est une plus grande part de votre dépense qui va au producteur lui-même. Cela favorise le maintien des paysages agricoles autour de vous.

Manger local, c’est aussi moins de transport à grande distance, et donc une économie de carburants fossiles, moins d’émissions de CO2, moins d’encombrement et de pollution par les camions.

La plupart des régions produisent une large gamme d’aliments, mais il y a aussi des produits spécifiques : pas question de vous passer d’huile d’olive si vous habitez la Normandie, ou de camembert si vous habitez la Provence !

4. Mangez quelque chose que vous cultivez...

… et cultivez quelque chose que vous mangez. C’est la façon la plus délicieuse de vous relier à

la nature. Vous

pouvez avoir l’ambition d’un vrai potager, ou faire simplement pousser des fines herbes en pot sur l’appui de la fenêtre, ou même faire germer des graines au bord de l’évier…

Initiez les enfants et les jeunes autour de vous à ce lien concret entre la nature et l’alimentation.

Encouragez les établissements d’enseignement et les collectivités locales à créer des jardins-écoles afin que les enfants puissent eux aussi manger ce qu’ils cultivent.

5. Rencontrez des agriculteurs, des éleveurs, des artisans et commerçants spécialisés.

Achetez en circuit court (vente directe, marchés paysans, boutiques de terroir, Amaps…), ou auprès d’artisans (boulangers, charcutiers, fromagers…) ou commerçants (cavistes, épiciers…) spécialisés et compétents.

Demandez à visiter leurs exploitations, leurs fours, leurs laboratoires, leurs caves d’affinage…

Proposez ces visites à de petits groupes d’amis, à des enfants, à des enseignants. Vous apprendrez ainsi d’où vient votre nourriture, comment elle est cultivée, élevée, pétrie, cuite ou affinée suivant les cas. Vous construirez des relations fortes, vous comprendrez mieux ces gens auxquels vous achetez, et vous leur ferez plus confiance.

Tous ont besoin de savoir que des consommateurs sont attentifs à la qualité globale : bon, propre et juste…

6. Soyez curieux !

Au magasin, au restaurant, à la cafeteria, au supermarché et même quand votre entreprise ou votre mairie offre un buffet, posez des questions !

Où cela a-t-il poussé, a-t-il été élevé ? Est-ce bio ? Est-ce que le poulet a été élevé en liberté ? Le poisson est-il sauvage ? Le bœuf a-t-il été élevé en plein air, à l’herbe, sans antibiotiques ? N’ayez pas peur d’avoir l’air bête : il vaut mieux avoir l’air bête cinq minutes que rester ignorant toute sa vie.

Ne craignez pas de déranger : les bons professionnels seront heureux que vous vous intéressiez à leur travail.

Ces questions envoient un message au marchand, au chef, au traiteur ou au responsable de la cantine : elles signalent que ces problèmes sont importants pour le consommateur. C’est toute la filière qui reçoit ce signal.

En prime, vous allez apprendre des tas de choses passionnantes !

7. Choisissez avec un soin particulier vos aliments animaux.

Les aliments végétaux (fruits, légumes, légumes secs, céréales, noix…) sont excellents et nutritifs. Ils sont aussi plus économes en ressources que les produits animaux, surtout si les animaux ont été élevés en batterie ou dans des conditions intensives.

Quand vous mangez de la viande, choisissez-la issue d’élevage pastoral à l’herbe (bœuf, agneau) ou d’élevages en liberté (porc, volailles). Ces méthodes donnent des produits de meilleur goût. Elles sont meilleures pour l’environnement, la qualité de vie de l’éleveur, le bien-être animal et votre santé.

Les animaux issus de l’élevage intensif ont un prix artificiellement bas parce qu’ils consomment des végétaux subventionnés, ou font supporter à la collectivité des coûts dus à

la pollution. Les

signes de qualité « Agriculture biologique » ou « AOC » sont de bons indices d’un mode d’élevage de qualité. La meilleure façon d’être sûr des conditions d’élevage des animaux que vous consommez (ou dont vous consommez les produits), c’est de connaître l’éleveur et de lui rendre visite de temps en temps.

8. Mangez varié pour promouvoir la biodiversité agricole.

Recherchez des variétés rares et anciennes de pommes, salades, fruits et légumes divers, céréales…. Vous rémunérez ainsi des producteurs qui sortent des sentiers battus, vous contribuez à préserver la biodiversité, et vous vous faites plaisir avec des goûts originaux…

9. Mangez des produits complets, achetez brut ou préférez les produits les moins transformés.

Les produits transformés, de plus en plus souvent proposés prêts à manger, contiennent beaucoup d’aliments raffinés privés d’éléments nutritifs (farine blanche, sucre blanc...), des graisses de mauvaise qualité nutritionnelle, trop de sel, des arômes ajoutés…

10. Cuisinez !

Nous n’avons jamais eu une telle variété de produits à disposition, des cuisines aussi vastes et équipées, autant de temps pour cuisiner !

Cuisiner peut être un plaisir et un délassement. C’est la meilleure façon de savoir exactement ce qu’il y a dans votre nourriture. C’est une façon simple et quotidienne de faire plaisir à ceux que vous aimez.

Si vous savez et aimez cuisiner, apprenez à cuisiner à ceux qui vous entourent, en particulier aux jeunes et aux enfants dès leur jeune âge.

Si vous ne savez pas cuisiner, n’hésitez pas à apprendre. Ne vous arrêtez pas aux premières difficultés : avec un peu d’expérience, tout vous semblera plus simple !

Si vous êtes un homme, partagez avec votre compagne non seulement la cuisine, mais aussi les tâches ménagères moins nobles : vaisselle, courses, poubelles…

11. Soyez radins !

Manger mieux, ce n’est pas manger plus cher. Les plats tout-prêts coûtent excessivement cher : cuisinez ! La viande bio est peut-être plus chère, mais elle réduit moins à la cuisson. Un yaourt nature coûte moins cher et est plus sain qu’un yaourt aux fruits aromatisé. Trouvez vos protéines dans les légumes secs, moins chers que la viande et excellents pour la santé. Le pain complet au levain est plus cher, mais il rassit moins vite…

12. Soyez des éclaireurs du goût !

Chacun a droit au plaisir de manger. Contribuez à éduquer aux goûts les plus divers les enfants autour de vous. Racontez-leur l’histoire des aliments qu’ils consomment, emmenez-les visiter des producteurs ou des artisans. Intéressez-vous aux nourritures proposées dans les cantines scolaires, les hôpitaux, les soupes populaires, les restaurants du cœur, les prisons. Chacun a droit au plaisir de manger.



[1] Sur une idée de Jennifer Wilkins, responsable du programme « From Farm to Cafeteria » de l’Université Cornell aux USA, professeure invitée à l’Université des sciences gastronomiques de Slow Food (UNISG).

QQ Photos de la Caravane...

LE BONHEUR EST DANS LE PRE…

Au tournant d’un printemps bien morose où le soleil ne parvient pas à se lever, « Bizi Ona », Le Slow Food au Pays Basque, vous invite à une fin d’après-midi ensoleillée dans deux des dix sept quartiers de Saint-Etienne  de Baïgorry, celui de « Otikoren » où Jean-François Tambourin nous fera visiter son exploitation familiale - élevage de brebis, production de fromage AOC Ossau-Iraty et celui d’« Urdos », le plus beau « coin » du Pays Basque - c’est là que j’ai la chance de vivre !!! - où Alain et Amélie Inçaurgarat nous recevrons dans la plus authentique des auberges basques où ils conjuguent terroir et sincérité.   

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LA THEBAÏDE TAMBOURINE

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Dans une légende sortie de son imagination débordante, Jean de La Fontaine parle d’ “... un certain Rat, las des soins d’ici-bas, (qui) dans un fromage de Hollande, se retire loin des tracas.

Le malheureux rat ignorait tout du danger qu’il courait : il existe des fromages de Hollande aussi riches en crème que pauvres en couleur cutanée. Il en existe une infinité qui sont peints en rouge et fabriqués avec des laits complètement dégraissés. Comme la loi hollandaise exige d’eux une certaine teneur en corps gras, pour remplacer le beurre volé on leur incorpore de l’huile de poisson !

Quelle idée d’aller chercher sa Thébaïde dans un fromage de Hollande lorsqu’il y a en France plus de mille espèces différentes de fromage. A la place de ce pauvre rat qui a du faire un drôle de museau devant un tel produit, je me serais retiré dans la cave d’affinage de Jean-François Tambourin, fromager à Saint-Etienne de Baïgorry, pour me promener de fromage en fromage. Le matin au réveil, j’aurais grignoté le “moins fait”. A midi je me serais délecté d’un fromage un peu plus parfumé tout en me réservant le plus “frais” pour le “petit creux” de la nuit. Trop heureux de m‘être consacré à ces belles gourmandises, je me serais alors confié aux bras de Morphée pour partir dans des rêves au bon goût du terroir !

- LE TERROIR, QU’EST-CE ?

D’année en année, les « produits du terroir » ont envahi les étals de nos marchés, supermarchés et hypermarchés.

Le hic est qu’il y a "terroir" et "terroir" ! 

Avec un culot à nul autre pareil, des commerciaux sans vergogne se font un malin plaisir à qualifier « de terroir » tout produit bénéficiant d’une image de terroir. Ce produit peut avoir un lien tangible ou non avec le terroir, faire référence ou non à une origine géographique, être artisanal ou industriel, être délocalisé ou localisé dans une zone géographique définie, être un produit nouveau ou un produit traditionnel. (Rappelez-vous notre dernier débat sur la « Marque Basque »… )

Vous l’aurez compris, les produits du terroir couvrent un marché très vaste et hétérogène au sein duquel nous peinons à trouver nos propres repères !

En partant du principe qu’un véritable produit du terroir résulte des facteurs de milieu, de la nature de la matière, des techniques propres à la filière de production et du jeu social, qu’il est dépendant du contexte de sa création et marqué par son appartenance à la filière dominante, « Bizi Ona », le Slow Food au Pays Basque, se propose d’apporter un peu d’eau à votre moulin en tentant d’approcher au plus près de la vérité … et en posant la question la plus simple du monde :

- Qui est qui, et qui fait quoi ?

- Qui fait le fromage : le lait ou le fromager ?

Les deux, et bien d’autres choses encore. Le fromage répond à des règles et n’est pas le seul résultat du fromager ou des potentialités du lait. Les surfaces, les masses, les formes, les couleurs et les aspects changent dès que l’un des facteurs est modifié. Le fromage dépend de la technologie pour sa masse, du milieu éco-géographique pour sa surface, du jeu social pour son aspect et, à l’évidence, du lait pour son goût et sa qualité.

Pour vous en convaincre, « Bizi Ona », le Slow Food au Pays Basque, vous invite à aller à la rencontre de l’un des meilleurs producteurs de fromages du Pays Basque, Jean-François Tambourin, qui nous recevra dans son exploitation de Saint-Etienne-de-Baïgorry, Maison Enautenia, route Otikoren, le Lundi 21 Avril, à 18 heures, pour nous faire visiter son exploitation et découvrir sa production. Nous pourrons ainsi découvrir ce qu’est un authentique « fromage du pays » et le comparer avec ces « pseudo fromages du pays » qui ne sont, bien trop souvent, que le « fruit » d’une fabrication industrielle à grande échelle dont le seul intérêt est d’être le synonyme de « Terroir caisse » !

« Ardi Gasna », le fromage de brebis « AOC Ossau-Iraty » de la famille Tambourin.

Exemple que beaucoup devraient suivre, la démarche de Jean-François Tambourin et de sa famille est tout autre ! Amoureux de son Pays Basque où il exerce le plus noble des métiers : « paysan », il a choisi de travailler dans l’esprit de ses ancêtres, fondateurs de cette exploitation familiale en 1718, en proposant, avec son épouse et leur fils Michel, des produits de premier choix ! La race de brebis qu’il élève est de souche basque :

la Manech

à tête rousse, (Deux races de brebis sont typiquement basques :

la Manech

à tête rousse, petite et sans corne,

la Manech

à tête noire, au port altier et aux longues cornes
) celle que tout enfant du pays basque se doit de citer, avant l’âne et le bœuf,  parmi les animaux de la crèche ! Car l’animal le plus important de la crèche fut la brebis. Je dirais même : la brebis basque, celle qui fournit le lait qui permet aux bergers du Pays Basque de produire un fromage aussi exceptionnel que celui de Jean-François Tambourin ? Il faut dire que ses cultures sont de plein champ et son élevage de petite taille et de plein air. Nourries à la pâture et avec des fourrages produits sur l’exploitation, ses brebis produisent un lait d’une rare qualité. Cela nous vaut un fromage dont la croûte variant du jaune orangé au gris cendré sert d’écrin à une pâte de couleur ivoire au goût exceptionnellement nuancé, expression de la richesse du travail séculaire transmis de génération en génération. 

Fromage de Brebis et Vin d’Irouléguy : le plus beau des mariages.

“Unité de troc” dans les vallées basques dès le XIV°siècle le fromage de brebis basque n’est digne d’être apprécié (coupé en fines lamelles, accompagné de pain de campagne et de confiture de cerises noires d’Itxassou) que par celui qui en connaît sa juste valeur... comme au temps du troc !

Quel vin boire pour accompagner ces fromages ?

Le vin qui pousse dans le pays, sur place : Un Irouléguy !

Pour confirmer que le fromage fait valoir le vin et que le vin exalte les vertus du fromage, marions les vins les plus légers, les moins fruités, avec les fromages doux. Avec les fromages forts, buvons les vins les plus bouquetés.

Les vins de l’Appellation Irouléguy dont la Cave est située à Saint-Etienne-de-Baïgorry, conviennent parfaitement à une telle dégustation.

Pour la “petite histoire” rappelons qu’au Pays Basque la vigne est connue sous le nom de “migna” dès la Haute Antiquité, qu’elle se développe particulièrement à l’époque romaine, mais que ce sera la naissance du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle à partir du X° siècle qui en sera le facteur déterminant. A cette époque, la vigne et le vin sont porteurs d’une forte valeur symbolique. La vigne, culture qui nécessite beaucoup de soins, s’identifie spontanément à la communauté des élus protégée par le Seigneur, sa couleur rouge évoquant le sang du Christ, raison pour laquelle il était offert en communion lorsque, dans les années 1300, l’Eucharistie était encore célébrée sous les deux espèces : le pain et le vin. Pour ces simples raisons et pour assurer un revenu qui permette de financer leurs oeuvres de charité, les ordres monastiques possédaient leurs propres vignobles, permettant au vin “aliment réconfortant” d’accompagner les repas des pèlerins que les moines hébergeaient et soignaient. Fondateur de l’Ordre des Bénédictins, Saint-Benoît accepte que les moines ne puissent se passer de vin, mais en limite cependant leur consommation : “Bien que nous lisions que le vin n’est absolument pas l’affaire des moines, mais comme à notre époque on ne peut le persuader aux moines, convenons du moins ceci : que nous ne boirons pas jusqu’à satiété...” C’est donc par fidélité à la règle de Saint-Benoît, mais surtout parce que ses moines ne pouvaient travailler la vigne à la trop haute altitude de l’Abbaye de Roncevaux,  que le “Prieur Don Domingo Etchenique y Sorhouet, premier Maître Vigneron des Prieurés d’Anhaux et d’Irouléguy” au début du XIV°siècle, les incita à l’implanter sur les terres pentues d’Irouléguy où ils travaillèrent, en terrasses ou banquettes, des parcelles très accidentées et de faibles dimensions dont les pentes dépassant parfois les cinquante degrés imposent, aujourd’hui comme hier, un travail exclusivement manuel. Bien abrité des vents océaniques, Irouléguy possède un microclimat caractérisé par des automnes d’une rare beauté et l’influence des vents du Sud prédominant de septembre à fin octobre.

Où dîner après une telle visite ?

Chez MANECHENEA, à Saint-Etienne de Baïgorry, authentique auberge de campagne où règne la sincérité.

A l’opposé des auberges “m’as-tu-vu” qui misent sur le snobisme de leurs clients pour tirer sur tout ce qui s’assoit - les auberges « terroir caisse » pour « people»  en goguette - on vient ici pour le simple plaisir de faire un bon déjeuner ou un excellent dîner et non pour être vu !

C’est d’ailleurs pour cela que vous m’y verrez régulièrement !

La cuisine de terroir d’Alain Inçaurgarat et l’accueil chaleureux de son épouse Amélie sont le dénominateur commun de cette adresse dont la  clientèle de tous horizons se régale, de génération en génération, d’une cuisine familiale et traditionnelle.

Le chef est vraiment en cuisine, sa femme est toujours à l’accueil, et les serveuses ont la chance de n’avoir pas fait leurs classes à l’École Hôtelière de Lausanne. Gentillesse et métier suffisent. La garbure d’Alain est celle qu’il aime préparer pour sa famille et ses hors d’œuvres sont un avant goût de son travail. Il choisit les côtes d’agneau pour vous comme pour lui : même qualité, même tendreté, même cuisson. Ses anguilles persillades sont une anthologie, ses truitelles sont un régal, sa poule au pot est digne d’Henri IV et son pot au feu est un monument. Sur la carte, la truite de Banca cuisinée aux amandes ou en filet au poivre vert, est tout aussi tentante que la morue Pil-Pil - un chef d’œuvre !-, la classique piperade au jambon ou les ris d’agneau braisé à l’Espagnole. Ses desserts au goût de notre enfance, comme son merveilleux “koka” ou le gâteau basque d’Amélie, prouvent, si besoin était, qu’ici on respecte le produit. Enfin, comme si le rapport qualité prix n’était pas suffisant et qu’il fallait fuir la routine, Alain n’hésite pas à chausser les bottes de l’imagination pour proposer quelques belles créations en fonction de son marché. Ajoutez à cela la gentillesse d’Amélie, l’ambiance de la maison et une collection de clients fidèles soucieux d’oublier le quotidien ou ravis de reprendre quelques forces en descendant des crêtes d’Iparla, et vous comprendrez pourquoi “Manechenea”, synonyme de terroir, de tradition et d’honnêteté, est l’auberge où je serais heureux de vous accueillir, le lundi 21 avril, vers 20 heures, après notre visite chez Jean-François Tambourin. 

Bernard Carrère.

Pour vous inscrire merci d'envoyer un mail à contact@biziona.com

attention nombre de  places limité

Pour se rendre chez J.F. TAMBOURIN :

Après Ossès, prendre la direction St Etienne-de-Baïgorry. Traverser le quartier « Eyrehalde », jusqu’à ce qu’un panneau « Fromage de Brebis » vous indique, sur votre droite, la direction de la ferme de J.F. Tambourin. Parking sur place.

Pour se rendre chez Manéchénéa :

Reprendre la même route dans le sens inverse. Le hameau d’Urdos se

trouve à l’autre extrémité du  quartier « Eyrehalde ». A la fin du quartier, un panneau indique, sur votre gauche, la direction « Manechenea ». Un parking ombragé vous attend. (Les plus curieux « pousseront » jusqu’au hameau d’Urdos pour découvrir l’ancienne propriété de Jeanne d’Albret, « Jauregia », massive demeure du XVI°siècle dominant une place flanquée d’une simple petite chapelle du XVII° et d’une poignée de fermes et de maisons dominée par les crêtes d’ Iparla. )

C'est Paques ...c'est la fete du Chocolat ....

Notre ami Serge Andrieu de l'Atelier du Chocolat  passe  à  la Télé  sur  LCI    et sur  Internet   grace à OSEO    cf  ci  dessous 

Le concept Atelier du Chocolat

 

Le 1er établissement, installé à Bayonne, a été créé en 1951 par Joseph et Magdeleine Andrieu. Aujourd'hui, aux rênes de l’entreprise : Serge Andrieu et Marie-Pierre Andrieu qui ont lancé le concept « Atelier du Chocolat ».

En effet, ce chocolatier a pour originalité d’avoir développé son propre réseau d’Ateliers du Chocolat qui confectionnent artisanalement et vendent leurs propres chocolats. Ces ateliers intégrés à la boutique permettent aux vendeuses/chocolatières, grâce à une formation interne, de montrer leur savoir-faire et notamment le tablage et la fabrication des feuilles de chocolat.

Le concept : bouquet de chocolat

Serge Andrieu, artisan chocolatier, a eu l’idée également d’une présentation originale : le bouquet de chocolat. Il s’agit d’une composition de morceaux de plaques de chocolat, confectionnés en atelier et disposés dans un cornet. Le client peut choisir ses chocolats comme on choisit des fleurs et repartir avec un bouquet de saveurs.

L’Atelier du Chocolat propose des chocolats noirs 70% de cacao, lait, blancs, avec amandes, noisettes, nougatine, rayés, ondulés, froissés aux parfums différents : cannelle, café, orange, gingembre, piment d’Espelette, mais aussi de grandes origines : Vénézuéla, Sao Tomé, Madagasar, Equateur etc … Tous sont garantis pur cacao sans adjonction de matières grasses.

Un réseau qui se développe à l’international

Les dirigeants ont ouvert à ce jour 36 chocolateries Pâtisseries dont 2 installées en Grande-Bretagne. Ils y distribuent les marques Atelier du Chocolat ainsi que de nombreux produits (bonbons, chocolats, pâtisseries) sous la marque Bouquets de Chocolats.

Soutien OSEO

OSEO Aquitaine a accompagné la SARL Andrieu en soutien à l’innovation (dans le cadre de la Convention OSEO/Ministère Agriculture et Pêche) pour une étude de faisabilité d’une nouvelle gamme de bonbons de chocolat.

reportage video , marque basque


conference debat, avec presentation de Battita BOLOKI , en presence de Gilbert DALLA ROSSA Vice President de Slow Food France

Beret, Makila, ou Jambon (sur l'air d'une chanson connue...)

« De l’opportunité d’associer un béret, un makila ou une pala à un jambon dit de Bayonne, une pomme normande ou un agneau du limousin sous le couvert d’une « Marque Territoriale Pays Basque » sans garantie aucune, à l’image d’un député béarnais au service de la ridiculisation constante du Pays Basque, béret vissé et chant pyrénéen en prime. »

« Bizi Ona », le Slow Food du Pays Basque reste et demeure le plus ardent défenseur de l’un des éléments les plus attractifs, les plus significatifs et les plus originaux de ce territoire de gourmandises au pluriel qu’est le Pays Basque : ses produits !

Avec la complicité des cuisiniers qui nous font le plaisir de nous recevoir pour nous faire partager leur belle et simple idée de la cuisine - utiliser des produits locaux de saison, leur donner de la puissance en combinant imagination et créativité dans le respect des matières premières tout en y apportant un élément personnel pour rendre chaque création unique - les membres de « Bizi Ona », le Slow Food du Pays Basque sont parvenus à mieux comprendre la gastronomie ardente et parfumée d’un pays où la mer, la campagne et la montagne conjuguent avec le même bonheur les produits de dame nature.

Faut-il, dès lors que le Pays Basque commence à connaître un relatif regain d’intérêt auprès des médias, que ces produits soient désormais « chapeautés » par une « marque territoriale Pays Basque » ?

Telle est la question que le « Conseil de développement du Pays Basque » et  le « Conseil des Élus du Pays Basque » se sont posées sous la bannière de « Lurraldea » dans le cadre des travaux « Pays Basque 2020 ». En charge de cette étude devant mener à la création d’une « Marque Territoriale Pays Basque », Battita Bloloki nous présentera la raison et les objectifs d’une telle création, le lundi 11 février 2008, à 19 heures précises, aux « Jardins de Bakea », à Biriatou.

Après nous avoir offert l’une des plus belles soirées de « Bizi Ona », le Slow Food du Pays Basque, en nous recevant dans leur ancienne adresse de Bakea pour nous faire découvrir les plaisirs de la truffe, Éric et Corine Duval nous convient dans leur nouvelle maison donnant sur la Bidassoa et les vertes montagnes du pays basque sud, lieu privilégié s’il en est, pour un délicieux déjeuner de soleil ou un dîner d’amoureux.  Hôtesse chaleureuse de cette adresse sincère et sereine, Corine est la meilleure ambassadrice du travail d’Éric, ardent défenseur d’une cuisine classique et traditionnelle, basée sur le meilleur des produits du Pays Basque - non encore affublés d’une « Marque Territoriale Pays Basque » - dont il révèle les saveurs authentiques avec un rare talent.

La note rédigée par « Lurraldea » pour défendre l’  « opportunité d’une marque territoriale Pays Basque » précise que les « valeurs positives véhiculées par le territoire constituent des leviers pour le développement économique, et la commercialisation de très nombreux produits issus de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du tourisme, de l’artisanat…»  et que la création d’ « un label » ou d’ « une marque » comme identifiant des activités et des produits du territoire, faisant un lien au territoire » devrait « permettre à une majorité d’entreprises de s’engager dans la gestion et la promotion d’un signe de reconnaissance territoriale … »

Je ne sais si les cours extraits de cette note vous convaincront de la création d’une « marque territoriale Pays Basque » destinée  - je cite encore - à « comprendre l’image du Pays Basque, s’approprier et maîtriser son image… homogénéiser et coordonner la communication et créer un effet d’échelle de la communication », mais j‘ose espérer que notre réunion sera l‘occasion d‘un débat constructif. 

Est-ce mon aversion pour toute appropriation et maîtrise de l’image du Pays Basque, est-ce la rédaction de cette note d‘une « basquitude ségolènienne »  ou tout simplement le fait que, par leur travail passionné, les Chefs du Pays Basque ont tendu un fil invisible les liant aux producteurs et les gourmets-gourmands que nous sommes aux cuisines de leurs maisons, sans qu‘aucun d‘entre eux, chefs ou producteurs, ne bénéficie d‘un « label » ou d’une « marque territoriale » que je me sens d‘une rare allergie à la création d‘une marque territoriale pour un pays dont les enfants, « fils du soleil,  mettent des armoiries à leurs chaumières. »

En quelques mots, Victor Hugo n’a t’il pas trouvé le plus beau des « labels » du Pays Basque ?

Bernard Carrère.

POUR PARTICIPER MERCI  D ENVOYER UN MAIL A contact@biziona.com

Vin de Miel


Concours de Boudin à Ciboure

Concours de Boudin

Bizi Ona nouvelles pratiques

Amis(ies)

certains  d'entre vous recoivent nos informations aussi par  le mail, (si vous ne les recevez pas ou plus, regardez dans votre boite anti-spams) et  bien nous  allons modifier  nos  relations;

à  Slow Food, le  mouvement  dans  lequel nous militons il y a aussi  une  cotisation (pas importante de 50 euros), mais la  payer  ou  pas marque  une  difference, et  il est  "normal" qu'il y ait  des relations differentes entre  ceux  qui acceptent  la  regle  et  les  autres  ...

Attention nous  ne  faisons  surtout  pas  la course  à  la cotise et  nous  acceptons de  travailler, "jouer"  avec ceux  qui ne  la  payent  pas, (Jeunes, Personnes qui ne  peuvent pas ou autres...), nous  militons meme  dans ce  sens, mais  au  moins  les choses  sont claires  ....

Nous  recherchons  des  personnes  engagées et  qui  le  disent  
et  qui  participent  !!

Engagez vous  !!! et  donc  merci de  nous  ecrire à contact@biziona.com

** Par ailleurs Notre  prochaine réunion est  le 6 Décembre  chez  nos
amis MARMOUYET au CHISTERA à Bayonne à 19h, nous  aurons  le  grand 
plaisir de  recevoir Mr MAHAU   Président  des pecheurs de l'Adour,
peu d'entre  vous  se  sont inscrits, j'avais dit  nombre limité,
mais  là  on est  loin du  compte !!

donc  nous comptons  sur  vous !!  contact@biziona.com


Enfin Merci de  vos remarques  reflexions  et  Conseils

Photos de la soirée Palombes à Lentabat (Saint Palais)

Palombes à Lentabat (St Palais)

la Palombe au Pays Basque

Jacques LUQUET  grand spécialiste  nous explique les tenants et aboutisements de cette chasse traditionnelle

Libérer la force travail

Trés bel article de Thierry CROUZET dans son blog le 5eme pouvoir   Le Peuple des connecteurs

Je crois que la longue traîne est vitale pour chacun de nous comme pour la biosphère dans son ensemble. La longue traîne, si elle s’installe, nous fera sortir définitivement de l’âge industriel et de la forme de capitalisme qui l’accompagne.

J’ai présenté la longue traîne dans Le cinquième pouvoir. Je résume l’idée : sur le net, l’espace de stockage dans les boutiques n’étant pas limité, tous les produits peuvent être vendus, mêmes ceux qui ne trouvent pas beaucoup d’acheteurs. Alors que les grandes surfaces vendent peu de produits en grande quantité, les boutiques web peuvent vendre beaucoup de produits en petite quantité.

Nous ne devons pas rester passifs devant ce phénomène, nous devons devenir des activistes de la longue traîne.

  1. La longue traîne est ouverte. Tout le monde peut entrer dans le jeu (par exemple les blogueurs dans celui des médias). Les fournisseurs sont libres de créer les produits qu’ils jugent bons et de les fabriquer comme ils le souhaitent. La grande distribution n’impose plus sa dictature. C’est ainsi que de nombreux agriculteurs regagnent leur liberté en passant à la vente directe. Avec le microcrédit, chacun de nous peut entrer dans la longue traîne financière.
  2. Les petits ont le droit d’exister. Nous n’avons pas pour obligation de vouloir nous faire de plus en plus gros. Chacun peut rester à la place qui lui convient, à une échelle non industrielle. Chacun peut aussi se joindre à un réseau et participer à une force globale (d’où mon travail en cours sur le projet coZop).
  3. Dans notre monde technologique, l’échelle non industrielle n’empêche pas la création de produits technologiquement révolutionnaires. Nous le voyons aujourd’hui avec l’approche open source pour le développement de logiciels. Demain, avec les nanotechnologies, nous façonneront la matière sans recourir aux infrastructures industrielles. La technologie nous libère peu à peu de l’outil de production.
  4. Puisque les petits ont leur place, le salariat n’est plus une obligation. Nous pouvons travailler pour notre propre compte, en collaboration avec un réseau, sans jamais devenir le patron de personne. La longue traîne libère la force de travail. Même le salarié est plus fort car il sait qu’il existe d’autres façons de gagner sa vie.
  5. Un petit producteur, qui vit grâce à la longue traîne, peut adapter son offre à sa clientèle. Une offre adaptée, en correspondant mieux aux besoins, a plus de chance d’offrir une réponse durable. Par exemple, je crois savoir que les chaussures sur mesure s’usent moins que les chaussures standardisées. La longue traîne implique une forme de sur mesure, le sur mesure va dans le sens de la durabilité. On ne fabrique que ce dont a besoin le consommateur.
  6. La longue traîne implique un nombre sans cesse grandissant d’acteurs, chacun expérimentant, se fourvoyant et parfois réussissant des coups de maîtres. Dans le sens de l’intelligence collective, elle accélère l’innovation, nous garantit une meilleure réactivité en temps de crise.
  7. L’élargissement presque infini de l’offre laisse le consommateur libre de choisir ce qu’il veut, donc d’influencer ce qui se fabrique. Dans un monde de longue traîne, le consommateur est roi. Nous pouvons orienter l’industrie vers un modèle de fonctionnement qui nous convient. Si nous souhaitons un monde durable, les industriels n’auront pas d’autres choix que de nous suivre. Le libéralisme économique avait libéré la capacité d’entreprendre, nous libérons celle de consommer.
  8. Plus nous prendrons goût à la longue traîne, plus les industriels auront du mal à recruter un personnel qualifié. Peu à peu, l’intelligence changera de camps. Les grands industriels péricliteront. Le capital se redistribuera.
  9. La fin de l’ancien monde capitaliste, donc la fin de l’actionnariat, la fin de la rémunération du capital (d’une certaine façon incompatible avec l’idée de durabilité parce qu’elle favorise celle de rentabilité), consacrera définitivement la libération de la force travail.
  10. Cette fin sera obtenue au sein même du libéralisme… justement grâce à une généralisation de la liberté que nous laisse entrevoir la longue traîne. Cette fin viendra d’elle-même, sans loi, sans violence, juste parce que nous le voulons.

Coca-Cola, c’est aussi ça…

Les agriculteurs indiens pensent avoir trouvé le moyen de protéger leurs récoltes des insectes. Au lieu d’acheter au prix fort des pesticides brevetés à des multinationales, ils pulvérisent leurs champs de coton et de piments de Coca-Cola. Au mois d’octobre, des centaines d’agriculteurs de l’Andhra Pradesh et du Chhattisgarh ont eu recours à cette méthode. Et, comme le bruit court que le Coca-Cola est efficace et qu’il est beaucoup moins coûteux que tous les produits proposés par Monsanto, Shell ou Dow, des milliers de paysans ne devraient pas tarder à leur emboîter le pas.


Gotu Laxmaiah, qui cultive plusieurs hectares de coton à Ramakrishnapuram, dans l’Andhra Pradesh, s’est dit ravi de ce nouveau pesticide : “Je me suis rendu compte que les insectes nuisibles mouraient peu après la pulvérisation”, a-t-il confié au Deccan Herald.


Coca-Cola a connu une année très difficile en Inde. Des agriculteurs de l’Andhra Pradesh ont accusé l’entreprise de pomper trop d’eau pour ses usines d’embouteillage, et une commission gouvernementale a établi que ses boissons produites dans le pays, tout comme celles de Pepsi-Cola, renfermaient des quantités inacceptables de résidus de pesticides. Mais, pour les paysans comme M. Laxmaiah, les pulvérisations de colas sont inestimables : le produit peut être manipulé sans crainte, il n’a pas besoin d’être dilué et, surtout, il est bon marché.


Alors qu’un litre d’Avant, de Tracer ou de Nuvocron, trois pesticides indiens très répandus, se vend environ 10 000 roupies [soit 170 euros], un litre et demi de Coca-Cola fabriqué en Inde ne coûte pas plus de 30 roupies [soit 50 centimes d’euro], ce qui limite à 270 roupies le coût de pulvérisation d’un demi-hectare.


Manifestement, ce n’est pas la mystérieuse et légendaire composition du Coca-Cola qui dérange les insectes, puisque les agriculteurs portent aussi au pinacle Pepsi-Cola, Thums Up et d’autres boissons gazeuses. Les principaux ingrédients des différents colas sont l’eau et le sucre, mais certains fabricants ajoutent de l’acide citrique et de l’acide phosphorique pour mieux exciter les papilles gustatives des consommateurs.


“Je pense que le Coca-Cola a trouvé là son véritable usage, observe un éminent agronome indien, Devinder Sharma. Les agriculteurs ont toujours utilisé des solutions sucrées pour inciter les fourmis rouges à manger les larves d’insectes. Les colas peuvent jouer le même rôle.”


Depuis des années, on débat des propriétés du Coca-Cola : nettoyant efficace pour les toilettes et les pare-brise, c’est aussi un puissant antirouille. Selon des rapports non confirmés, le New Coke, une nouvelle formule de Coca-Cola (qui n’a pas rencontré le succès escompté) serait utilisé en Chine comme spermicide.


Le 1er novembre, un porte-parole de Coca-Cola à Atlanta a émis des réserves sur l’utilisation de sa boisson phare comme pesticide : “Nous avons connaissance d’un cas isolé où un agriculteur aurait utilisé une boisson gazeuse dans le traitement de ses récoltes. Ces boissons n’ont pas le même effet que les pesticides lorsqu’elles sont pulvérisées sur le sol ou sur les récoltes. Leur efficacité ne repose sur aucune base scientifique, et il ne servirait à rien d’utiliser ces boissons à cet effet.”

Conférence débat samedi 10 novembre 2007 à partir de 8 h30 à l'Auditorium de la CCI Bayonne Pays Basque, en visioconférence avec le Salon des Energies Renouvelables de Mauléon

Oeuvrer pour un aménagement équilibré du territoire : le Pays Basque intérieur voit partir certains de ses emplois pour le BAB dans des conditions qu’aucune petite commune ne peut offrir.

Comment renverser cette tendance ? quels moyens imaginer et mettre en place ? qu’en pensent les chefs d’entreprise ? les décideurs politiques ? les chambres consulaires ? les banques ? etc.
Ce colloque compte sur de nombreux intervenants. Des témoignages d’entreprises sont prévus le matin ; l’après-midi, de nombreux élus du Littoral et de l’intérieur du Pays Basque prendront également la parole sur ce thème.

Cette journée est organisée par Hemen (Association d’animation économique, pour la création d’emplois en Pays Basque), journée de réflexion ouverte à toutes et à tous afin de réfléchir autour de ces questions et de tenter de dessiner des pistes de propositions.


Inscrivez-vous dès à présent (conférence et buffet) auprès d’Hemen au 05 59 52 56 02 ou
hemen@hemen-herrikoa.org ou directement sur www.hemen-herrikoa.org

Voir le programme détaillé

Vidéo de Mikela sur le Miel


Mikela nous presente la vie des abeilles, toutes leurs productions et leurs maladies

Le Miel présenté par Mikela UNTZEIN à Ainhoa

Bizi Ona Miel à Ainhoa

Blog à plusieurs mains ...

nous avons trouvé interessant  de  proposer à Armelle MOLINIER  de participer à notre aventure !!
cf ci dessous

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