Avant
le « Grenelle de l’Environnement », « Bizi Ona, le Slow Food du
Pays Basque » organise le « Grenelle d’Hasparren » le Lundi 8
Octobre 2007 !
Hasparren, en basque “Haïtz Barne”: au coeur du
chêne, tire son nom des forêts qui
couvraient le pays et au milieu desquelles la ville s’est, peu à peu édifiée.
La légende rapporte que ces forêts étaient si denses que l’écureuil y vivait
sans jamais toucher terre. Capitale romaine du Labourd, Hasparren peut
s’enorgueillir de posséder l’une des plus intéressantes inscriptions romaines
du Pays Basque. Découverte en 1660 dans les fondations du maître-autel de
l’église Saint-Jean, cette inscription occupe encore les savants qui la font
remonter au II°siècle après Jésus Christ tandis que d’autres l’a font remonter
à l’Empereur Auguste ...
Il est à Hasparren :“une maison toute simple aux gros
murs honnêtes,
“dans
le jardin de laquelle on cueille du chasselas et des noisettes.
“Puis
l’on s’en va.”
Elle a pour nom “Eyhartia”,ce qui signifie : du côté
du moulin. C’est la maison de Francis Jammes. C’est d’ici qu’il pénétra
la vie des villages, des hameaux, et des fermes en s’introduisant dans les
foyers les plus modestes pour en restituer le charme. Il y vécut auprès du
petit notaire “qui s’occupe des travaux de la terre”, des “vieux curé
des tristes presbytères qui lisent près des roses, le soir, leur bréviaire”
et “des paysans calmes qui semblent réfléchir et qui ont l’air au loin de se
fondre dans la nuit lentement et grands.”
Bien que notre réunion d’Hasparren ne soit pas
consacrée à cet adorable poète, nous allons, le parodiant, nous « occuper
des travaux de la terre, et aller sur les pas des vieux curés et des paysans
qui semblent réfléchir… »
« Les travaux de la terre… »
Alors
que la date tant attendue du « Grenelle de l’Environnement » approche, les esprits se passionnent pour un
sujet dont il est encore difficile d’apprécier les enjeux et les champs
d’application. Comme souvent à l’occasion des « grands-messes »
censées graver dans le marbre de nouvelles tables de la loi, rien de précis ne
pointe à l’horizon ! Comme tant d’autres, « Slow Food » a sa petite
idée - sa grande idée ? - sur les O.G.M. et certains membres du Bureau National auraient aimer
être conviés autour de la table pour
émettre leurs idées. Il est vrai que le sujet est immense et qu’il y va un peu,
sans doute, de l’avenir de la
planète. Le
dossier des O.G.M. mérite l’attention de tous et
c‘est pourquoi, vous l‘avez déjà compris : les O.G.M. seront au cœur de notre
rencontre du lundi 8 octobre prochain, à Hasparren.
Et
là, je m’interroge : - Un tel sujet passionne t’il vraiment les
« Rotariens de la Bouffe » que sont - et cela ne me dérange en rien !
- bon nombre d’entre nous ? La réponse est déjà dans le nombre très restreints
de participants à notre dernière rencontre organisée sur le thème de :
« L’eau, de la rivière au robinet : son cycle, sa préservation, son
traitement, sa distribution ». Vingt et un participants ! Pas un de plus, pas
un de moins, mais vingt et un participants aussi conquis par le débat sur l’eau
que par la qualité de la table de Claire et Vivien Durand auxquels notre
ami André Elustondo
a confié le restaurant de son remarquable Écomusée de la Tradition Basque.
Les
Absents ont toujours tort !
Est-ce
le thème choisi, est-ce le lieu, est-ce la date qui ne convenaient pas pour que
vous ayez « boudé » cette rencontre ? Le nombre de participants à
notre débat sur les O.G.M. nous fournira la réponse … mais sachez d’ores et
déjà que les absents ayant toujours tort, ils ont non seulement raté une
excellente discussion, mais aussi, un remarquable dîner !
« Chez
Claire & Vivien » , la belle table à l’ombre de la Meta.
Lorsque
nous étions enfant, à l’époque où les “Bons Points” existaient encore, les
simples initiales : “T.B.” signifiaient “Très Bien”. Rue de la République; à
Saint-Jean-de-Luz, ces mêmes lettres sont depuis des années l’abréviation de
“Taverne Basque”, la belle maison de Gracie Sarthou dont les “T.B” n’ont cessé
de se décliner de “Très Bien” à “Toujours Bon”. “Très Bien” avec Benoît
Sarthou, le fils de la maison, aujourd’hui à la tête du Moulin d’Alotz, qui
attira l’attention des guides en jouant sur le registre de la modernité et de
l’originalité. “Très Bon” avec Pascal Betoul qui en fit un excellent
« Bistrot Basque » à l’ambiance chaleureuse”, et « Toujours
Bon » avec Vivien Durand et son épouse Claire Durand - ils ont le même
nom de famille - qui ont traduit les initiales « T.B.» en “Très
Branché” en conjuguant les arts de la table voulus par Claire avec l’esthétique
séduisante des plats de Vivien.
André
Elustondo
, parfait
metteur en scène de l’« Écomusée de la Tradition Basque
»,
ayant appris que ces « Durand-Durand » cherchaient une nouvelle
adresse pour donner libre cours à leur talent, leur a bien vite confié les
clefs du joli restaurant de ce lieu de vie exceptionnel. Dominé par une Meta
monumentale de plus de cent tonnes édifiée au moyen de chênes séculaires par le
sculpteur navarrais Juan Gorriti, cette Meta n’a rien de commun avec la Meta
originelle construite avec des matériaux de fortune. Refuge providentiel du
berger lorsque survient l’orage, la Meta sert également d’abri aux brebis
malades ou affaiblies qui n’échapperaient pas aux vautours sans elle.
C’est
donc non loin de cet « maison sculpture » qu’après avoir parlé de
l’eau nous avons découvert la cuisine de
Vivien Durand, ancien second du Grand Hôtel, passé par le Louis XV
à Monaco et
autres grandes maisons. Ayant décortiqué le style des Chefs qu’il a côtoyé,
leurs modes opératoires et leur façon de composer, Vivien nous a offert une
cuisine stylée et agréablement parfumée marquée par une grande technique qui a
fait de leur nouvelle adresse l‘une des plus courues de Saint-Jean-de-Luz, même
si force nous est de constater que les membres de « Bizi Ona, le Slow Food
du Pays Basque » ne se sont pas précipités pour aller à leur rencontre…
Si
vous ajoutez à cela que la cuisine de Vivien est agréablement commentée par
Claire, son épouse, qui évolue avec autant de gentillesse que d’efficacité dans
ce cadre chaleureux, vous comprendrez pourquoi les absents de cette soirée ont
eu tort, excessivement tort, de ne pas venir découvrir des plats comme … et
puis, re- zut, vous n’aviez qu’à venir,
après l’eau du robinet qui ne vous a guère passionné, je ne vois pas pourquoi
je devrais vous mettre « l'eau à la bouche »…autrement qu’en vous
rappelant les coordonnées de « Chez Claire & Vivien » - Écomusée
de la tradition basque. RN 10.à Saint-Jean-de-Luz, tél. 05.59.51.02.89.
« Le
Grenelle d’Hasparren » « sur les pas des paysans qui semblent réfléchir
… »
Vous
l’avez donc noté, notre prochaine rencontre est fixée au Lundi 8 Octobre
prochain, à Hasparren, au cœur de l’ensemble scolaire regroupant le Lycée
Saint-Joseph et le Lycée d’Enseignement Agricole Armand David dont notre ami
Christian Labatsuzan, fidèle entre les fidèles de nos réunions, assure la
responsabilité globale.
De
par sa vocation agricole, c’est bien évidemment dans l’antre du Lycée Armand
David que nous nous réunirons à 18 heures pour aborder un sujet particulièrement
« brûlant » : les O.G.M. - Organismes Génétiquement Modifiés -
avant de nous retrouver quelques années
en arrière sur les bancs du « réfectoire » devenu cantine pour un
dîner d’exception concocté par le Chef du Lycée ! Le nombre de participants
devant être expressément arrêté le mardi 2 octobre au soir, nous vous
remercions de bien vouloir confirmer votre présence dès réception de ce mail.
Quid des O.G.M. ?
Les participants de
notre réunion du 23 Avril dernier à
l’hôtel du Trinquet d’Hasparren se souviennent bien évidemment de l’excellent
dîner qui nous fut servi par André et Delphine Salaberry
mais également de l’annulation de la visite du siège de la Coopérative Lur Berri
qui, s’apprêtant à commercialiser du maïs OGM, avait vu ses locaux occupés par
bon nombre de représentants de la ruralité, écologistes et autres anti-O.G.M.
sans que nous y comprenions grand chose …
Année
après année, les produits de la terre médiatiquement baptisés « produits
du terroir » constituent un marché en pleine expansion. Le hic est qu’il y
a « terroir » et « terroir »
et que le culot de commerciaux sans vergogne tend à qualifier « de
terroir » tout produit qui bénéficie d’une image de terroir. Ce produit
peut avoir un lien tangible ou non avec le terroir, faire référence ou non à
une origine géographique, être artisanal ou industriel, être délocalisé ou
localisé dans une zone géographique définie, être un produit nouveau ou un
produit traditionnel, être un produit génétiquement modifié ou parfaitement
naturel. Les produits de la terre couvrent donc un marché très vaste et
hétérogène au sein duquel les consommateurs utilisent des repères qui leur sont
propres. Si ces produits résultent des facteurs de milieu, de la nature de la
matière, des techniques propres à la filière de production et du jeu social, il
est dépendant du contexte de sa création et il est marqué par son appartenance
à la filière dominante.
La
question se pose alors : qui est qui, et qui fait quoi ?
Qui
fait le fromage : le lait ou le fromager ?
Qui
fait le jambon : le porc ou le producteur ?
Qui
fait le miel : les abeilles ou l’apiculteur ?
Les
deux, et bien d’autres choses encore.
Mais
quelle qualité auront le lait de nos vaches, la viande de nos porcs, le miel de
nos abeilles lorsque les produits O.G.M. auront contaminé les cultures voisines
et seront absorbés par des animaux - vaches, porcs, abeilles - et se
retrouveront dans la chaîne alimentaire : produits laitiers, viande, miel,
pollen… puisqu’il est impossible de contrôler la dissémination des céréales
transgéniques sur le milieu naturel et donc impossible de séparer les filières
O.G.M. des cultures traditionnelles.
Vaste
sujet, aussi passionnant que « L’eau, de la rivière au robinet », mais
sans doute insuffisant pour vous convaincre de prendre la route d’Hasparren et
de venir nous retrouver au Lycée Professionnel Agricole Armand David !
Que
dire de plus pour vous convaincre ?
Peut-être,
vous parler d’Armand David, cet illustre inconnu.
Armand
David, le papa du Panda.
Descendant
d’un enfant abandonné à la naissance auquel, selon l’usage d’alors à Bayonne,
on attribua pour patronyme le prénom biblique David, Jean-Pierre Armand David
vit le jour à Espelette le 7 septembre 1826. Le goût profond de son père pour
la nature le poussa, très jeune, à se passionner pour les sciences naturelles,
mais, contrairement à ses frères, Joseph, médecin, mais aussi maire et
conseiller général d‘Espelette, et Louis, pharmacien et maire d‘Hasparren, ce
n‘est pas au soin des corps mais à celui de l‘âme qu‘Armand consacra sa vie.
Après ses études au Petit Séminaire de Larressore, alors l‘un des plus grands
collèges de France, dont le rayonnement s’étendait au delà des frontières,
Armand opta pour la congrégation des Lazaristes de la rue de Sèvres à Paris. La
solide formation humaniste acquise aux cours de ses études incitèrent ces
supérieurs à l‘envoyer en mission en Chine. « C‘est bien cette première
éducation de vrai basque qui m‘a rendu capable d‘exécuter ces énormes voyages à
pied, qui se comptent par milliers de lieues ! »
« Bourlinguant »
à travers toute la Chine en se fondant dans le paysage, épousant la vie
quotidienne des hommes et des femmes dont il parla très vite la langue, le père
David adopta aussi leur mode vestimentaire. Remontant le Yang-Tsé-Kiang et ses
affluents sur 2500
kilomètres
, de Shanghai à Bao Xing, son « port
d’attache » il connut de dures « journées de rude charrette, de
pénibles courses. Par temps de neige et de grand froid, il vécut de bouillie de
maïs et logea dans de méchantes cabanes de bûcherons. Encoffré dans une jonque
durant une vingtaine de jours » il subit aussi les « attaques des
pillards et des rebelles musulmans. » Mais l’appétit de découverte de
ce savant voyageur ne s’arrête pas à ces missions de foi. Éminent botaniste, le
Père David trouvera un champ d’investigation à sa mesure dans cette Chine
immense et mystérieuse où il effectuera des découvertes essentielles.
Correspondant du Muséum d’Histoire Naturelle, il fera découvrir à l’Europe le
Panda, le Cerf de David, plus d’un milliers d’oiseaux et de mammifères et des
centaines de plantes dont soixante et onze portent aujourd’hui son nom : la
rose du Père David, les érables du Père David, l’arbre aux mouchoirs - le
« Davidia Involucrata » - ou le fameux arbre aux papillons - le
« Buddeia Davidi » sans oublier
l’indispensable herbier connu sous le nom de « Plantae Davidiane »,
publié récemment par le Muséum d’Histoire Naturelle, ouvrage essentiel, s’il en
est, à la connaissance de la flore chinoise.
Offerte
par la W.W.F. dont le Panda est le symbole, une plaque commémorative a été
apposée ces dernières années sur la maison natale du Père David à Espelette.
Puisse
notre soirée dans un établissement portant son nom nous inciter à connaître un
peu mieux cet inconnu célèbre, naturaliste, botaniste et missionnaire.
Et
puis, si vous n’êtes pas encore convaincu de venir à notre « grand
messe » sur les O.G.M. serez-vous séduit par un autre genre de messe …
De Missionnaire en Missionnaires, d’Espelette à
Hasparren., « sur les pas des vieux curés … »
Pour
ne pas « mourir idiot » et démontrer que « Bizi Ona », le
Slow Food du Pays Basque est aussi un groupement d’amateurs d’arts autres que
celui de la table… les participants de notre rencontre de ce lundi pouvant
arriver plus tôt - avant 17h 30 par exemple - pourront visiter la Chapelle du
Sacré Cœur d’Hasparren, inscrite sur l’inventaire supplémentaire des Monuments
Historiques.
« Kapera
Ttipia », la
Petite Chapelle
des Missionnaires d’Hasparren.
Très
petite et d’une rare sobriété, la première chapelle - "Kapera ttipia"
- édifiée par les Missionnaires venus s’établir à Hasparren en 1824, fit dire à
un Hazpandar : "Jaun Misionestek egoitza ederra dute, bainan, nagusia ,
Jainkoa, etxola hitsean daukate" - "Les Missionnaires ont une belle
demeure, mais ils font résider le maître, Dieu, dans une bien triste
masure".
Sa
taille étant trop exiguë pour recevoir les fidèles désirant assister aux
diverses cérémonies du culte, le 1er Supérieur des Missionnaires, le
Père J.B. Garat, envisagea très vite la construction d'une chapelle plus
grande… mais, faute de moyens, ce n’est qu’un siècle plus tard que le 6ème
Supérieur des Missionnaires, le Père Lopez de la Vega, parviendra à faire
aboutir ce projet !
La Chapelle du Sacré-Cœur
dite des Missionnaires.
Confié
à une équipe de quatre architectes dont le bureau
est à Saint-Jean-de-Luz : Fr. Lafaye, G.
Tribout, G. Beau et J. Iriarte - auteur de la somptueuse Villa
Leilhorra
à Ciboure - le premier projet est grandiose ! Il
orientait la chapelle est-ouest, avec un cloître sur deux niveaux côté nord, et
trois bâtiments de galeries. Sur le quatrième côté, en bordure de la route, un
long mur de clôture s 'ouvrait au centre de la composition par un portail sous
auvent. La référence au style basque s'affirmait avec un clocher en pan de
bois, des galeries établies le long des murs de la nef, un chœur surélevé et la
présence de nombreuses balustrades en bois. Faute de moyens, les architectes
ont dû simplifier leur projet tout en conservant la structure générale : une
nef unique couverte d'un plafond en bois et prolongée par un chœur fortement
structuré au-dessus d'une crypte limitée à l'emprise du chœur. Quant-à
l'évocation de la culture basque, elle se limitera aux deux petites balustrades
des chapelles latérales, la tribune au fond de la chapelle, ainsi qu'à
l'abondante iconographie de la nef.
La
chapelle que nous pourrons visiter, d’une longueur totale de 35 mètres
, possède une
très belle charpente apparente en sapin des Vosges. De 20 mètres
de long sur 9
de large, sa nef comprend cinq baies vitrées et une rosace découpée sur le
fronton. Formant transept, on trouve deux chapelles étagées dont les tribunes
étaient réservées l‘une pour les missionnaires, l'autre pour les religieuses.
Une vaste crypte servant de sacristie se trouve sous le chœur; surélevé et
entièrement décoré par une imposante et admirable mosaïque représentant le
Christ ouvrant largement ses bras en signe d'accueil. Le sol de ce chœur, de
marbre clair, est limité par une élégante ferronnerie joliment travaillée.
L'autel de la chapelle du transept gauche est dédié à Notre Dame de Lourdes,
celui de la chapelle du transept droit est dédié à Saint Joseph. Les vitraux
des tribunes placées sur ces chapelles portent les noms basques des principales
communes du Pays Basque ainsi que leurs armes ou blasons. Chacun des deux murs
latéraux de la nef est percé de cinq fenêtres qui sont décorées de vitraux,
comme la rosace de la tribune qui représente la Sainte Trinité. Les
fresques de la nef, tout comme les mosaïques du chœur, sont particulièrement
remarquables. Elles représentent quarante-huit saintes et saints
particulièrement vénérés au Pays Basque. Comme le veut la tradition, le peintre
a tenu à représenter quelques-uns de ces saints sous les traits de plusieurs
personnalités bien connues de l'époque comme l'évêque du diocèse et le maire de
Hasparren.
Le
31 décembre 1942, alors que tous les frais engendrés par les travaux de
construction de cette chapelle furent payés, le Père David s’exclama :
« Tout est réglé : Deo gratias ! »
Je
n’en dirai pas plus !
Notez
simplement une adresse : Le Lycée Professionnel Agricole Armand David, et une
date : Lundi 8 Octobre 2007, à partir de 17 h 30.
Et
n’oubliez pas que les absents ont toujours tort !
Bernard
Carrère.
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